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Meilleurs voeux pour 2013
À l'orée de l'année 2013, le recteur Bruno Delvaux a adressé ses voeux à la communauté universitaire. Il a remercié chaleureusement chaque étudiant et membre de l'UCL pour le travail accompli et sa remarquable qualité.
Au coucher de l'an 2012, nous avons traversé ensemble une année universitaire. Découvertes scientifiques, innovations pédagogiques, nouvelles ouvertures à la société ont enrichi et fortifié notre Université. Nous y avons tous œuvré au sein des facultés, des instituts, mais aussi des services généraux qui portent avec discrétion, imagination, efficacité et dévouement, nos missions académiques. Les défis sont inattendus! Ainsi, qui eut cru un instant que l'Université doive se lever à ce point d'un seul bloc pour préserver ses biens les plus précieux: la liberté académique, le droit et le devoir d'exercer la pensée critique, libre dans toutes ses dimensions: la liberté d'enseigner, la liberté de s'associer pour créer et imaginer, pour former et éduquer. Ce n'est pas un privilège, ni une affaire de riches. C'est une responsabilité sociale immense: la création du futur est en jeu. C'est de l'élévation de la Société dont il s'agit. Notre exigence est celle de la qualité, toujours à conquérir. Elle est un service public que l'on rend à chaque Etudiant, à la Communauté, à la Société. Elle est essentielle pour l'élever! Elle est notre moteur! Qui eut cru un instant qu'il faille, au 21ème siècle, lutter pour défendre des libertés fondamentales porteuses de progrès humain et social? Qui l'eut cru, après avoir vécu un 20ème siècle qui s'est attaché à lutter contre les totalitarismes aveugles, destructeurs, sources de régressions? C'était sans compter, comme l'avait prédit Marcel Gauchet dans son livre d'anthologie La démocratie contre elle-même (Gallimard, 2002): «Les déconcertants visages de la démocratie nouvelle qui s'installe, triomphante, exclusiviste, doctrinaire et autodestructrice» privilégiant les «intérêts corporatistes, voire personnels au détriment du bien commun et de l'intérêt général». A tous, à chacune et chacun d'entre vous, je veux, en mon nom propre et au nom du conseil rectoral, vous dire Merci, vous exprimer toute notre reconnaissance pour le travail accompli et pour sa remarquable qualité. Chacune et chacun a une place déterminante, équivalente: nous formons une chaîne d'humanité qui traverse le temps. Elle parcourt les siècles en découvrant de nouveaux appareils politiques, de la Bourgogne en 1425 à la Belgique fédérale et régionalisée. Ainsi, c'est sans hésitation que sous l'occupation allemande nous avons accueilli les étudiants de l'ULB, désespérés et désemparés sans visas de pôles… élargissant ainsi notre chaîne d’humanité. La Société peut compter sur l'Université pour la servir, pour créer le Futur. L'Université est pétrie de recherche du bien commun; elle accomplit la mission la plus noble qui soit: acquérir des connaissances nouvelles et les diffuser au plus grand nombre tout en servant la société et le progrès de l'humanité. Son espace est planétaire, son bassin de vie universel. En son sein, chaque maillon est d'importance égale. L'un cède? C'est l'édifice qui s’écroule! A tous, à chacune et chacun d’entre vous: Merci. Merci chaleureux. Merci de tout cœur. Celui de l'Université! Elle vogue dans un océan de doutes et de libertés et non dans une mer de certitudes et de carcans. Mais, comme nous le rappelle Salama Moussa, «Si la certitude est plus apaisante, le doute est plus noble». Paraphrasant Jean-Paul Sartre, l'Université ne doit-elle pas se dire «Je préfère l'espérance à la certitude»? Meilleurs vœux à tous! Joyeuses fêtes et très bonne année 2013. Que ce Millésime soit puissant et rayonnant! Universitaire! Bruno Delvaux
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21/12/2012
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