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De la science, un peu de philosophie et un zeste de musique...
Enseignant et chercheur en neurophysiologie à la Faculté de médecine, le professeur Marc Crommelinck est aussi musicien.
Passionné par l’art depuis toujours et par la place qu’il occupe au coeur de la formation universitaire, le professeur Crommelinck a participé à la création de la Mini-mineure Culture au sein de la Faculté de médecine. Intitulée Culture(s), création et pratique médicale, cette option est accessible aux étudiants de 2ème et 3ème Bac en médecine. «Une vingtaine d’étudiants se sont inscrits l’an dernier, dit-il. Ils ont eu notamment l’occasion de participer à un atelier d’écriture animé par François Emmanuel (médecin psychiatre et homme de lettre). Cette année, les étudiants de Bac 3 découvriront un autre domaine, une autre technique: celle de la gravure en compagnie de Catherine Keun (lire notre actualité)."
L’art et la science: deux mondes différents? Le professeur Crommelinck acquiesce, mais il ajoute que "ces deux mondes partagent certaines dimensions communes, et notamment l’imagination et l’intuition créatrice". Deux mondes qui peuvent donc s’entrecroiser, s’interroger mutuellement." Cette conviction, il l’a depuis toujours. « Mon cursus a commencé par une courte formation en philosophie. Après un doctorat en psychologie, j’ai mené une carrière d’enseignement et de recherche dans le domaine des neurosciences, une discipline à la frontière entre les sciences de la nature et les sciences de l’esprit. L’art, que ce soit la musique ou la poésie, est une dimension essentielle de ma vie. L’intuition scientifique et l’intuition poétique sont proches. N’est-ce pas Karl Popper qui parle d’intuitions quasiment poétiques dans l’élaboration des théories scientifiques ?... Dans les deux cas, il s’agit d’inventer des mondes possibles. Dans le premier, en tant que scientifiques, nous avons néanmoins le devoir de confronter rigoureusement nos théories, qui toujours anticipent en tant qu’hypothèses le donné expérimental, au réel qui se manifeste à la faveur de procédures toujours renouvelées grâce auxquelles ce réel se manifeste. » Et de conclure : « La science doit s’ouvrir et doit être mise en perspective dans un horizon culturel plus large. Dans cette optique, la culture au sein d’une université est loin d’être un simple loisir, une cerise sur le gâteau, c’est une dimension nécessaire qui donne un supplément d’âme à la formation. » (XL) Contact : Pr Marc Crommelinck, tél. 02 764 54 30, laboratoire de neurophysiologie,
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3/09/2007
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