Donner ce qu'il a reçu

Thierry Bellefroid
Thierry Bellefroid se voit comme un « passeur », enthousiaste, au sein de l’Ecole de journalisme de Louvain.
Responsable d’un cours de journalisme face-caméra à l’EJL, Thierry Bellefroid n’a pas oublié la formation exigeante que des professionnels des médias, Georges Moucheron en tête, donnaient à Louvain-la-Neuve voici vingt ans. La formation face-caméra est essentielle dans l’apprentissage du métier, estime-t-il, considérant la chance qui est la sienne « de pouvoir donner à d'autres ce qui m'a été donné et qui a été déterminant dans ma carrière ».  « L'UCL a cette capacité rare et précieuse de ne pas se contenter d'un enseignement théorique et intellectuel de pointe ; elle va au devant des métiers auxquels elle forme » ajoute-t-il. Arpenter les rues de Louvain-la-Neuve et côtoyer les étudiants ne le dépayse pas du tout car « quelque part, à travers la pratique d'un métier comme le journalisme, formation et apprentissage restent continus; on est étudiant toute sa vie. » S’il considère ces jeunes comme de futurs collègues potentiels, il n’en estime pas moins que « le marché du travail qui les attend est plus rude que celui que j'ai connu. » Il leur conseille d’être armés et patients. Avec son aide : « j'aimerais juste leur servir de passeur, parmi d'autres, pour leur permettre de rejoindre l'autre rive. » Le journaliste de la RTBF se sent « chez lui » lorsqu’il donne cours : « c’est l'université qui m'a formé. En ce sens, c'est un peu ma maison. » Il dit ne pas comprendre les attaques injustes de certains milieux laïques alors que lui-même a trouvé à l’UCL, au cours de ses études, « une pluralité d'opinions et de pensées loin de tout dogmatisme. Je la perçois comme une université moderne, ancrée dans son temps. » (D.H.)
| 2/08/2007 |