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Au coeur des drames
Quand les Nations-Unies ou la Banque mondiale annoncent un bilan chiffré des catastrophes naturelles, c’est qu’elles l’ont obtenu du CRED, dirigé par Debarati Guha-Sapir.
Voilà 23 ans que Debarati Guha-Sapir a quitté son Inde natale, mais elle porte encore volontiers le sari à l’Ecole de Santé publique de l’UCL, à Woluwe. C’est là que son « Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres » (CRED) recueille et analyse les données sur l’impact humain des catastrophes naturelles et des conflits civils dans le monde entier. Le CRED est le seul centre de référence des Nations-Unies en cette matière. Mais sa première mission est médicale. « Nous travaillons sur la prévention des problèmes », explique Mme Guha-Sapir. «Comment éviter une épidémie après une inondation, en améliorant la détection précoce, par exemple. » Il reviendra ensuite aux Nations-Unies de faire passer ces recherches dans les politiques des pays concernés.
Mariée à un Belge – professeur d’économie à l’ULB – la directrice du CRED n’a rien d’une chercheuse en chambre. Elle se rend une demi-douzaine de fois par an sur le terrain. Comment reçoit-on le spectacle répété de la souffrance humaine ? « Cela ne m’est pas difficile. Les gens montrent toujours un courage qui me ressource et qui m’amène à reconsidérer ma propre vie… » (J.F.Dt)
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30/07/2007
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