Témoignages

Véronique De Bie, Ingénieur agronome,
orientation Nutrition (UCL, 2000)

« Après des études secondaires à caractère scientifique, j’ai entamé des études d’ingénieur agronome à l’UCL et choisi l’orientation «Nutrition» tournée vers le secteur agro-alimentaire. J’ai complété ma formation par un diplôme universitaire en Communication & Langues (DEC, UCL, 2001). Dans ce contexte, j’ai réalisé un stage en Flandre au sein du département ‘Contrôle Qualité’ d’une entreprise produisant du chocolat (Belcolade, groupe Puratos).
Après mes études, j’ai travaillé une année en recherche à l’UCL en chimie analytique (Ecole de Pharmacie) et par la suite, j’ai enseigné les sciences dans le secondaire pendant un an et demi. Après quelques missions dans le secteur agricole, je suis à présent Chargée de projet en matière de qualité sanitaire et de normes d’hygiène, au sein du Centre de Compétence des Métiers de Bouche (EPICURIS). A la fois l’aspect technique et l’approche pédagogique me plaisent beaucoup dans cette fonction.

La formation de bioingénieur, de par sa rigueur et sa polyvalence, m’a amené à travailler dans différents domaines professionnels : la recherche scientifique tout d’abord, l’enseignement secondaire ensuite, le secteur agricole par la suite, et la formation en alternance actuellement.
»



Gauthier Chapelle, Ingénieur agronome,
orientation Agronomie Tropicale (UCL, 1991)

« A ma sortie de l'Agro en janvier 1991, j'ai effectué un travail de recherche de 7 mois au British Antarctic Survey à Cambridge en Angleterre, grâce à une bourse du British Council.

Ce projet sur la physiologie de crustacés amphipodes, que j'ai pu moi-même récolter en Antarctique, s'est déroulé sous la direction du
Dr Lloyd Peck. J'ai pu ensuite en intégrer les résultats dans un Master en Biologie (promoteur: Professeur Lebrun) au cours d'un service civil à l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB), sous la direction du Dr De Broyer. C'était déjà avec eux que j'avais fait mon mémoire d'Agronomie (tropicale!) sur le cycle de vie de crustacés amphipodes antarctiques (y compris un séjour sur place au milieu de ma première année Ingénieur, merci à la Faculté!).

A la fin de mon service civil, grâce à une bourse de recherche des «Etablissements Scientifiques Fédéraux», j'ai réalisé un doctorat en biologie à l'IRSNB expliquant le gigantisme des crustacés polaires à la lumière d'une comparaison avec ceux du Lac Baïkal, en Sibérie. A l'occasion de cette thèse, qui a abouti à une co-publication avec le Dr Peck dans la revue Nature, j'ai à nouveau participé à des expéditions de recherche, 2 en Antarctique et 2 sur le Lac Baïkal. Une confirmation de plus que le diplôme d'Agronomie restait une préparation plus qu'appropriée pour devenir... biologiste !

Depuis 2001, j'ai quitté la recherche en faveur de la vulgarisation, en devenant responsable scientifique de la Fondation Polaire Internationale créée par l'explorateur Alain Hubert avec pour objectif la sensibilisation du public à l'importance de la recherche polaire, des changements climatiques et du développement durable. Cette fois c'est la polyvalence de mon premier diplôme qui est mise en valeur, puisque le plus gros projet sur lequel je travaille - à savoir le contenu d'une exposition permanente sur pôles, changements climatiques et mode de vie durable - demande aussi de solides incursions dans les aspects économiques et sociétaux de ces problématiques...»

 

Benoit de Bruyn,
Ingénieur chimiste et des bioindustries, (UCL, 1994)

« Je suis ingénieur chimiste et des bioindustries de l’UCL et titulaire d’un diplôme en management (CEPAC, Solvay). J’ai débuté ma carrière auprès de Eco-System Engineering SA où j’ai eu l’occasion de développer un bureau en ingénierie. Ensuite, pour le compte du groupe Jan De Nul NV (Alost), j’ai créé et suis devenu administrateur délégué à 28 ans d’une société en génie civil environnemental, Envisan International SA. Ensuite, j’ai rejoint le holding belge La Floridienne au poste de directeur des fusions et acquisitions et de l’audit interne.

En 2001, je créé NewTree SA dont je suis l’actuel CEO.

NewTree invente une nouvelle approche du chocolat : celle de l’alliance de la gastronomie et des bienfaits naturels d’extraits de plantes et de fruits. La gamme des produits NewTree compte diverses tablettes, des barres, des napolitains et des chocolats à tartiner (http://www.newtree.be/). Les chocolats NewTree sont commercialisés dans plus de 4.000 points de vente dans plus d’une quinzaine de pays. NewTree dispose aussi de deux filiales et une joint-venture aux Etats-Unis. Depuis sa création, NewTree accumule de nombreux prix récompensant son esprit d’entreprise, sa stratégie et sa rigueur de gestion ainsi que la qualité et l’innovation de ses produits.

Un tiers de l’équipe belge de NewTree est aujourd’hui constituée de bioingénieurs. Ils oeuvrent dans la recherche, le management ou le commercial. J’ai l’intime conviction et la satisfaction de constater que ces études nous enseignent, outre le splendide cursus, à travailler efficacement ainsi que de nombreuses qualités indispensables à l’exercice de toute fonction de cadre : la capacité d’analyse, l’ouverture d’esprit, l’esprit critique, la précision et la prise de décision, avec une bonne dose de pragmatisme. Je dis souvent que si c’était à refaire, sans hésiter, je referais les mêmes études.
»

 

Caroline Devillers,
Bioingénieur, orientation génie rural (UCL, 2003)

« Fille d’agriculteur, j’ai entamé mes études d’ingénieur agronome en 1998, soucieuse de rester proche du milieu dans lequel je suis baignée depuis que je suis née, tout en gardant une ouverture d’esprit assez large !
Très vite, je me suis aperçue qu’un auditoire d’agronomes est un auditoire riche en personnalités très diverses, fortes et sociables à la fois, épanouies et réfléchies, sachant allier études et fêtes… Quoi de mieux pour réussir sa vie universitaire !?
Après cinq années d’études… de sorties… de rencontres variées… d’organisation d’événements via le kot à projet facultaire… je me suis lancée dans la vie professionnelle !

J’ai tout d’abord travaillé pour un bureau d’études en environnement en attendant d’entamer un projet de recherche sur l’érosion des sols. Ce projet me passionnait car il alliait parfaitement le terrain et la rigueur scientifique. Cependant, après un an et demi, j’ai eu l’opportunité de me présenter comme collaboratrice dans un cabinet ministériel pour les matières agricoles. J’ai décidé de me lancer et j’ai été sélectionnée ! A présent je poursuis cette fonction pour laquelle je constate que mes études m’ont appris avant tout à avoir un regard critique et d’analyse rapide sur chaque situation ; elles m’ont aussi appris à aller chercher la bonne information au bon endroit et au bon moment…

Je constate également au jour le jour que garder des contacts avec ses copains de cours, avec des anciens et avec des profs est primordial et reste enrichissant, tant sur le plan humain que professionnel. Cet esprit de « fraternité » très présent en agro est un élément supplémentaire pour lequel jamais je ne regretterai m’être lancée dans ce cursus…
»

 

Catherine Vermeulen,
TAIGA International N.V.
(Agro Louvain, 2000)

« Après cinq années d’études, j’ai décroché mon diplôme de Bioingénieur (orientation chimie) ... une expérience inoubliable et extrêmement enrichissante.
Passionnée par la chimie organique et alimentaire, j’ai décidé de poursuivre cette formation par un doctorat afin de me spécialiser dans l’analyse et la création des arômes et parfums. Ceci m’a permis de voyager et de rencontrer énormément de scientifiques, notamment au travers de congrès ou symposiums internationaux.

 

Aujourd’hui, je travaille en Flandre pour une petite société spécialisée dans la fabrication d’arômes et de parfums. Mes fonctions sont multiples puisque je suis à la fois «R&D manager» et «QA responsible». En d’autres termes, je dois:
- contrôler la qualité des matières premières et des produits finis ;
- maîtriser la législation relatives à l’étiquetage des produits et leur transport ;
- rechercher et développer de nouvelles fragrances.

Vous êtes intéressés par la chimie, l’environnement, la biologie, l’agronomie ou les sciences en général ? Un bon conseil : faites des études de bio-ingénieur ! Les débouchés y sont vraiment multiples. »

 

Christine Chomé-Fouarge,
Des études pour les curieux scientifiques.
Un diplôme pour les passionnés polyvalents

« Des études qui ouvrent les réponses au «Qui? Quoi? Comment? Pourquoi?» de la vie qui nous entoure.
Des professions où mettre en œuvre notre ingéniosité.

J’ai deux expériences d’Agricultural Manager : l’une en Afrique où intelligence et connaissances se combinent avec adaptabilité et autonomie pour produire dans une région où seul le soleil est régulier au rendez-vous. L’autre, dans une grande compagnie privée occidentale où j’ai mené la production depuis les bouturages jusqu’au marketing en passant par la gestion d’ouvriers et le développement de nouveaux secteurs.

Même diplôme. Autre métier :
Deux expériences d’Analyste Chercheur en amont du terrain. Pour le parlement belge, analyser l’économie et l’agriculture des forêts pour que nos députés puissent prendre les décisions ajustées. Pour une ONG internationale, analyser sur le terrain les conséquences des décisions prises dans les bureaux de l’Union Européenne et faire du lobbying.

Heureuse de compter parmi les ingénieurs de la vie ! »

 

Claire Mattelet,
(Agro Louvain 2005)

« La force incontestable du Bioingénieur est avant tout d’avoir été formé dans des domaines aussi variés que la physique, la biologie, la génétique, la pédologie, la microbiologie, la chimie (et j’en passe) et d’avoir, tout au long de cette formation, eu l’occasion d’établir des connections entre ces différentes disciplines. La Faculté met l’emphase sur le développement d’un esprit analytique, critique, synthétique et innovateur tout au long de la formation du Bioingénieur : «Le Bioingénieur ne doit pas aller où le chemin le mène, il doit, au contraire, sortir des sentiers battus afin de tracer et d’y laisser sa propre voie».

Après avoir réalisé différents stages à l’étranger grâce à la Faculté (un stage au Canada, pour le National Research Council; un séjour Erasmus à L’Université d’Aberdeen en Ecosse; un stage mémoire au Brésil et en Pologne avec l’unité de Microbiologie), je décroche mon diplôme en 2005. Forte de la polyvalence de la formation Bioingénieur à l’UCL, des relations et expériences établies à l’étranger, j’ai été acceptée au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge, USA), top 3 au monde dans le secteur de l’ingénierie environnementale. J’y ai entrepris un Master of Engineering dans le secteur des ressources en eau. A la fin de mon Master, il y a un mois, j’ai décidé de revenir en Belgique afin de mettre en pratique l’enseignement reçu au MIT et à l’UCL. Je passe actuellement différentes interviews afin de trouver l’emploi idéal me permettant de travailler dans le secteur de l’eau, avec la certitude de pouvoir établir des collaborations futures entre mon emploi, l’UCL et le MIT si l’opportunité se présente. »

 

Benoît Rixen,
Chef de projet, Filière Porcine Wallonne (FPW)
asbl http://www.fpw.be/  (Agro Louvain 1994)

« Bases solides, polyvalence, ouverture, esprit de synthèse. Quatre qualités renforcées par mes études de Bioingénieur à l’UCL, durant lesquelles je m’investis dans la vie socio-culturelle à Louvain-la-Neuve.
Diplômé en 1994, orientation élevage, parlant 5 langues, je travaille d’abord en Région germanophone en tant que Responsable Qualité et R & D chez DENA Aliments S.A. En 1997, je relève le défi d’une fonction technico-commerciale au sein de la coopérative SCAR scrl à Herve. Je réalise 22% d’augmentation de chiffre d’affaires en 3 ans, en plus d’assurer la responsabilité d’un siège de fabrication d’aliments pour le petit élevage, ainsi que la fonction de Responsable Qualité de quatre sites de fabrication d’aliments pour animaux et d’engrais. Suivent quatre années de coopération au Brésil au sein de la Commission Pastorale de la Terre, où je réalise un travail de formation socio-politique et technique, de soutien aux organisations paysannes, de militance, de négociation auprès des autorités. L’excellente intégration dans l’équipe d’agents locaux a contribué à la pleine réussite de cette expérience. Aujourd’hui, en tant que Chef de projet au Conseil de la filière viande porcine, je coordonne une équipe de quatre personnes et je suis chargé, entre autres, de la mise en œuvre du plan de développement de la filière porcine en Wallonie, du suivi, de la préparation et de la présentation aux administrateurs des dossiers de l’actualité « porc » (bien-être animal, permis d’environnement, transport, …), de l’animation de groupes de travail, du conseil aux éleveurs et opérateurs de la filière, des négociations avec les autorités compétentes.

A mes yeux, Bioingénieur à l’UCL, c’est : une excellente formation, une bonne dose de motivation, la volonté d’aller plus loin. »

 

Benoît Delvaux,
Stagiaire 2006 à Château Cheval Blanc, Saint Emilion

« Au travers de deux cycles bien distincts, la formation de bio ingénieur nous confère une polyvalence scientifique indéniable et nous permet d’aborder des sujets d’étude variés.
Par le biais des sciences de base que sont les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie, enseignées en premier cycle, nous possédons les armes pour aborder au cours du second cycle une formation plus ciblée, matérialisée et clôturée par un mémoire.

Mon parcours peut illustrer cette polyvalence générée par les études de Bioingénieur.
J’ai eu la chance d’aborder le thème du vin, au travers d’une étude aromatique dans le nouvelles motivations. J’ai voulu poursuivre dans ce domaine et je me suis lancé dans l’étude plus approfondie de la viticulture et de l’œnologie. J’ai poursuivi ma formation en France, à Montpellier et Bordeaux, dans le cadre d’une formation professionnelle qui m’a permis d’effectuer de nombreux stages en Languedoc Roussillon, en Corse, en Bourgogne et maintenant dans le vignoble bordelais à Saint-Emilion. J’ai pu expérimenté la forte reconnaissance du label « Louvain » et du niveau de notre formation UCL à l’étranger, ce qui est très important pour notre crédibilité dans le monde scientifique et professionnel.

Par ailleurs et c’est un aspect extrêmement important qu’il ne faut pas négliger, l’atmosphère du site de Louvain-La-Neuve, la richesse d’y rencontrer des étudiants d’autres Facultés dans une Université complète, l’ambiance au sein de la Faculté AGRO, entre les étudiants de différentes promotions, ainsi que l’extrême disponibilité du corps enseignant vous assurent d’y passer quelques unes de vos plus belles années. »

 

Didier Nootens,
Promo 1998, Geosan

« J’ai commencé l’agro motivé par tout ce qui touchait les plantes… et ai abouti à la spécialisation ‘sciences du sol’ parce que je trouvais passionnant d’étudier les mécanismes complexes qui s’y déroulent. C’est donc tout naturellement que j’ai orienté mes recherches d’emploi vers les bureaux d’études de la pollution du sol. Comme le secteur était jeune et en pleine croissance, j’ai trouvé assez rapidement un boulot chez Geosan. Après un début dans une fonction technique, on m’a demandé de prendre en charge une fonction commerciale (ce à quoi je ne m’attendais pas), puis la direction d’un nouveau siège de l’entreprise (là, je m’y attendais encore moins !).
La formation en sciences du sol est bien sûr adaptée au métier des études de la pollution du sol. Certains cours y trouvent une application directe, comme la physique du sol, les cours de chimie générale ou de chimie-physique. Mais il y a aussi énormément de connaissance à acquérir ‘sur le tas’. D’autres spécialités, voire d’autres diplômes, peuvent donc former à ce métier. L’important dans la formation de bio-ingénieur, c’est qu’elle est large, qu’elle a un caractère ‘appliqué’ et qu’elle offre ainsi une base solide qui permet de ‘rebondir’ face à des situations inconnues. De plus, les bio-ingénieurs sont en général assez ‘terre-à-terre’ et ne se prennent pas trop au sérieux, ce qui en fait des collègues de travail efficaces et sympathiques !
»

 

| 19/06/2007 |