Les 1000 vies des Alumni

La presse parle de vous ? Internet parle d'un ancien ? ... Faites-le nous savoir. Nous concentrons ici l'ensemble des "mille vies" de nos 140.000 Alumni !

- Xavier Garcia Bardon, un ciné-historien de l'expérimental
- Vincent Mestdagh, ingénieur civil architecte, vit à Toronto avec sa famille. Il travaille chez Firestone Building Products et souhaite retrouver d'autres anciens habitant dans la région.
- Vincent Bouillon, ingénieur civil en électromécanique, vit à Madrid et travaillechez MAESSA. Il souhaite retrouver d'autres anciens habitant dans la région.
- Céline Fion décroche le premier prix du CSA pour son mémoire sur la situation des journalistes en Belgique francophone
- Cécile Cordier et Valérie Limpens
Ingénieures civiles en mathématiques appliquées chez Electrabel (vidéo)
- Pascal Rahier et Serge Landtmeters
Ingénieurs civils architectes. Fondateurs associés de LRArchitectes sprl (vidéo)
- Emmanuel Dereine, Ingénieur civil en électromécanique
Directeur de production chez TwinDisc Nivelles (vidéo)
- Micha Janssen. Ingénieur civil informaticien
Air Traffic Management surveillance engineer chez Eurocontrol (vidéo)
- Jean-Benoît Verbeke
Ingénieur civil en sciences des matériaux. Administrateur de 3j-Consult (vidéo)
- Luc Langer
Ingénieur civil en science des matériaux. Managing director de Matrio s.a. (vidéo)
- François Boland
Ingénieur en science des matériaux. Responsable d'une ligne de production chez AGC Group Flat Glass Europe, ex-Glaverbel (AGC Group) (vidéo)
- Thomas Servais
Ingénieur civil mécanicien chez Techspace Aero (vidéo)
- Gunnar BBlohm. et Philippe Lefevre
Center for systems engineering and applied mechanics (CESAME - UCL) , professeur en génie biomédical (UCL)(video)
- Marie Goffinet
Ingénieur civil des constructions chez Bouygues Belgium (video)
- Licenciée en droit - Céline Verbrouck
- Licencié en droit - Nicolas Grosjean
- Licencié en sciences économiques - Muriel Dejemeppe
- Licencié en sciences économiques - Vincent Bodart
- Licencié en sciences économiques - Philippe Durieux
- Docteur en droit - Jean-Louis Renchon
- Licenciée en langue et littérature romanes - Samia Patsalides
- Licenciée en médecine - Beng Elingui Marie Théodule
- Licencié en droit - Thierry Marchandis
- Licencié en sciences économiques - olivier Lefèbvre
- Ingénieur civil en mathématiques appliquées - Arnaud Huret 

19/03/2008 - Céline Verbrouck, primée pour sa plaidoirie militante

Céline Verbrouck, licenciée en droit de l’UCL, a obtenu le premier prix du Concours international de plaidoirie au mémorial de Caen. Ce concours réunit des avocats de plus de 50 nationalités invités chacun à dénoncer un cas de violation des droits de l’homme. Céline Verbrouck, 32 ans, a consacré sa plaidoirie aux mutilations génitales des femmes à travers le cas de Salimatou, Africaine de 18 ans, excisée à l’âge de 14 ans. «Je suis vraiment heureuse d’avoir pu dire ce que j’avais à dire. Demain, l’excision peut appartenir au passé. Mais à condition de la vouloir», a-t-elle confié micro de TV5 Monde à l’issue de l’exercice. L’année dernière c’est également un licencié en droit de l’UCL, Alexis Deswaef, qui avait conquis la palme.

15/06/2007 - Mini-portrait de Nicolas Grosjean: Des 24 heures vélo à la Fondation Louvain

La Fondation Louvain a désormais comme secrétaire général un ancien président du Centre sportif étudiant (CSE). Mais beaucoup de chemin a été parcouru depuis que Nicolas Grosjean organisait ses premières 24 heures vélo, en 1990.

Nicolas Grosjean aime organiser. Il a toujours aimé cela. Durant ses études secondaires -lorsqu’il s’investissait dans les mouvements de jeunesse-, avant d’entrer à l’université -lorsqu’il montait avec un ami une petite activité de fumigation d’insecticide dans les hôtels alors
qu’il était en année d’échange en République dominicaine-, et à l’université, quand il rejoignit, puis présida, le CSE. «Je suis un homme de projet, résume-t-il. C’est comme cela que je fonctionne. J’aime la diversité des aspects qui entrent en jeu dans la gestion d’un projet. Des aspects à la fois techniques et humains.»
L’université, l’UCL en l’occurrence, Nicolas Grosjean a bien failli ne pas y entrer. Il a fallu que son père lui rappelle le deal conclu à la fin de sa rhéto : «Une année à l’étranger d’accord, mais à ton retour tu fais le droit.» Et le jeune Nicolas «fit» le droit. Avec enthousiasme d’abord – «J’adorais le caractère généraliste des candidatures» - un peu plus laborieusement ensuite : «Le droit pur et dur, c’était moins mon truc».
C’est d’ailleurs durant ses licences qu’il rejoignit l’équipe du CSE, avant de le présider, en 1991-1992. «Le CSE fut le point de départ de ma vie professionnelle, assure-t-il. C’est là que j’ai vraiment compris combien la notion de projet est importante pour moi.» Parmi les projets qu’il mena à bien, on relèvera la première édition des 10 miles de Louvain-la-Neuve qui, chaque année, drainent près de 800 participants. Aujourd’hui, sa passion pour le CSE est loin d’être éteinte. En témoigne son implication, l’année dernière, dans la célébration des 30 ans des 24 heures vélo : il se chargea de trouver le financement nécessaire à l’édition du livre et à la création de la statue des 30 ans.

Du tourisme à l'industrie
Ses premiers faits d’armes professionnels se situent dans la continuité de son engagement extra-académique: avec d’anciens membres du CSE, il travaille pendant deux ans dans une PME chargée de promouvoir des destinations de voyage et d’organiser des séjours à l’étranger. Il y est notamment chargé de créer une structure capable de fédérer les quatre sociétés qui constituent la PME. En 1994, il fait le choix d’une institution d’une toute autre facture, l’Office national du Ducroire. Il passera environ cinq ans dans cette société de droit public chargée de garantir les contrats des exportateurs belges. «J’y ai découvert un nouvel aspect de la gestion d’un projet : le financement. J’ai aussi donné une dimension plus internationale à mon travail.» Une dimension qu’il aura l’occasion de développer davantage encore chez son employeur suivant, Siemens-Belgique. Jusqu’au 30 avril dernier, il y était chargé de concevoir des solutions de financement pour les clients africains et moyen-orientaux de la multinationale. Son travail l’amenait donc à entretenir des contacts suivis avec les grandes institutions financières.
On voit là le rapport avec ses nouvelles activités au sein de la Fondation Louvain, qu’il a rejointe le 2 mai. Mais le lien essentiel n’est pas celui-là, souligne Nicolas Grosjean. Le lien, ce sont avant tout les projets. Ces projets qu’il faut monter, qu’il faut présenter et… qu’il faut financer. Des projets qui, à la Fondation, le motivent d’autant plus que l’étalon qui mesure leur réussite n’est pas uniquement financier. «Créer de la connaissance et de l’emploi est un idéal qui me motive énormément», affirme Nicolas Grosjean.

11/05/2008 - Les passions de Jean-Louis Renchon

« A dix ans, je savais que je serais prof». Docteur en droit formé à Louvain, professeur à l’UCL et aux Facultés Saint-Louis, Jean-Louis Renchon a beaucoup enseigné et a tout l’air d’un travailleur infatigable. Avocat au barreau de Bruxelles – « la pratique permet d’être à l’écoute de ce que vivent les gens » - il se consacre aujourd’hui quasi exclusivement à l’université et poursuit sur la voie d’une passion qu’il cultive de longue date : le droit de la famille. « J’ai toujours été attiré par une discipline ouverte sur d’autre sciences humaines, telles la sociologie ou la philo ». L’ouverture, cette fois vers les autres Facultés, est aussi ce qui l’attire dans la fonction de doyen. Que sa nomination intervienne alors que l’université s’interroge sur sa gouvernance n’est pas pour lui déplaire… Les autres passions du Pr Renchon sont la montagne – où il corrige 600 copies d’examens en janvier – et le sport : ses collègues savent que la partie de tennis du lundi soir est sacrée. (D.H.)

19/04/2007 - Les visages de la revue Regards Economiques

Publier dix numéros par an, sur des sujets d'actualité, dans un style accessible à tous, la tâche n'est pas mince, surtout lorsqu'elle s'ajoute au métier de chercheur et d'enseignant (voir Actualité du 19/04/07). Cela n'empêche pas la satisfaction. "J'ai le souci d'être utile à nos abonnés, j'apprécie de recevoir des propositions d'articles et de m'ouvrir à de nouveau sujets, explique Muriel Dejemeppe qui ajoute que la tâche revient à donner un cours supplémentaire. Quant à Vincent Bodart, Regards économiques est tout à fait dans la ligne de ses préoccupations. "Après trois ans au Fonds monétaire international centrés sur les politiques macroéconomiques de différents pays, ce qui m’intéresse en tant qu’économiste universitaire, c’est d’utiliser les outils de la recherche pour répondre aux questions, importantes, qui se posent au jour le jour. » Il souligne qu’à l’UCL, les économistes sont nombreux à voir les choses sous cet angle, ce qui explique aussi le succès de leur initiative. Tous deux se réjouissent de voir arriver de nouveaux contributeurs et verraient bien grandir la revue. « On pourrait l’envisager dans le cadre de l’Académie Louvain, mais cela demanderait que l’on ait de nouveaux moyens » dit l’une. « De 5 à 6 000 abonnés, nous pourrions passer à 10, 20 et pourquoi pas 50 000 » ajoute l’autre qui souhaiterait aussi « pouvoir réagir plus rapidement à l’actualité mais nos contraintes ne le permettent pas. » Et en dehors de l’économie ? Muriel Dejemeppe a à cœur de souligner que la gestion d’une carrière académique au féminin n’est pas qu’une partie de plaisir. « Rien n’est prévu, par exemple, en cas de congé de maternité. » Vincent Bodart avoue qu’il ne peut se passer de VTT (sport + nature = détente !). « Trois heures tous les dimanches et plus quand il fait bon. » (D.H.)

20/04/2007 - Philippe Durieux, lanceur de spin-offs

Philippe Durieux est issu du monde de la finance et des «capital-risques» («venture capitalists» et «private equity»). Chief Executive Officer (CEO) de la Sopartec, il dirige une petite équipe de huit personnes dans laquelle chacun a sa spécialité: conseillers juridique, financier ou administratif, gestionnaires de brevets, project manager… Leurs jobs: servir de rampe de lancement aux spin-offs de l’UCL. Du laboratoire à la production d’un produit, ils suivent les étapes qui jalonnent les premières années d’existence d’une spin-off. «Très en amont et très en aval», comme l’explique Philippe Durieux, «nous accompagnons la future société depuis le dépôt de brevet jusqu’à sa valorisation». Ce diplômé de l’UCL en Sciences économiques et des Facultés Saint-Louis en Finances remplissait précédemment la fonction de «Senior Investment Manager» pour la banque Dexia. Il s’est donc forgé une solide expérience en «lancement de start-up». (A.T.)

20/08/2007- Samia Patsalides, l'Asie comme horizon

Etats-Unis, Cambodge, Philippines, Chine... Avant de rejoindre l’Administration des relations internationales de l’UCL, Samia Patasalides a vécu et bourlingué à travers le monde. Aujourd’hui, elle est basée à Louvain-la-Neuve, certes, mais elle garde un oeil sur le monde : l’Asie précisément. Le poste qu’elle occupe a été créé voici un an et il a tout pour plaire : « Les objectifs établis par la cellule géostratégique me servent de balises ; pour le reste, j’ai carte blanche ! Concrètement, mon travail consiste à jeter des ponts et favoriser les échanges entre les universités asiatiques (chinoises, coréennes, japonaises…) et l’UCL. Je sers également de relais aux étudiants de ces pays qui souhaitent suivre une formation chez nous », explique-t-elle. Licenciée en Romanes en 2002, titulaire d’un DES en communication multimédia et d’un DES en aide humanitaire internationale, Samia a plus d’une corde à son arc : elle parle couramment le chinois. Passionnée depuis toujours par le monde asiatique, elle envisage de se lancer dans l’apprentissage d’une autre langue: le Vietnamien… (X.L.)

Contact : Samia Patsalides, chargée des relations avec l'Asie, Samia.Patsalides@uclouvain.be, 010 47 29 41
A lire également sur le portail: « L’UCL s’éveille à la Chine » http://www.uclouvain.be/76192.html

08/04/2008 - Aux Anciens de médecine

Bonjour à tous! C'est toujours émouvant de pouvoir communiquer avec les anciens de la même université et de donner des nouvelles. J'ai quitté la fac Médecine en juin 1994, avant d'être assistante de cardiologie à la Clinique Notre-Dame de Charleroi en 1995. En fin 1995, je suis rentrée au Cameroun et ici au Cameroun, j'ai pu me rendre utile en soignant des patients de divers horizons. J'ai suivi une formation pénitentiaire à l'école nationale de l'administration pénitentiaire de buéa et je suis devenue, au bout d'un an de formation, administrateur principal des prisons ( c'est un grade dans le corps de l'Administration Pénitentiaire camerounaise). Je suis donc médecin pénitentiaire en service à Yaoundé au Cameroun. C'est une autre expérience dans la médecine, s'occuper de la santé des personnes privées de liberté . J'aimerais pouvoir communiquer avec les confrères anciens de la fac médecine UCL et en particulier ceux de la promotion 1994 . Je crois que l'échange d'expériences pourrait être enrichissant pour tous. C'est formidable d'avoir un site pour les anciens. Merci pour vos réactions.
Dr Beng Elingui Marie Théodule épouse Nyoma

Thierry Marchandise, CAROLO DE COEUR

Bruxellois d’origine, Thierry Marchandise est devenu, en débutant sa carrière de magistrat, Carolo. Aujourd’hui, juge de paix, il exerce son métier au plus proche des gens de ce «pays d’imagination». C’est un peu comme si un directeur d’école retournait
au métier d’enseignant. Thierry Marchandise a quitté ses fonctions de procureur du roi de Charleroi pour devenir juge de paix. Il a opéré une sorte de «retour au métier», après neuf années passées au parquet. «Je suis, aujourd’hui, très proche des gens. Comme procureur, je faisais essentiellement du management. Je ne participais pratiquement plus aux audiences. J’avais un
contact relativement éloigné avec les justiciables. Je voyais surtout les affaires difficiles. C’était tout à fait passionnant, mais épuisant.» C’est suite à un stage au barreau de Bruxelles que cet ancien étudiant en droit de l’UCL (alors à Louvain) a été
nommé stagiaire judiciaire à Charleroi. Un déracinement pour ce Bruxellois d’origine, qui se voyait vivre dans la capitale. Mais il est devenu, bien vite, Carolo de coeur. «Nous avons vécu un choc affectif incroyable mon épouse et moi parce que cette région nous a très vite touchés. Il y règne une grande convivialité.» Il appartient aujourd’hui à ce «pays d’imagination». «Imaginatif déjà à l’époque du verre, du charbon et de l’acier mais aussi aujourd’hui dans les technologies de pointe ou dans la délinquance…», dit le juge avec un léger sourire. En 1995, ce fils de magistrat devient substitut puis, deux ans plus tard, procureur du roi. Procureur, un métier «terriblement exigeant», explique Thierry Marchandise. Il assume cette fonction durant
neuf ans. Une période marquée par de lourds dossiers comme la réorganisation du parquet ou l’affaire Dutroux et ses passages devant la Commission d’enquête parlementaire. «Mon épouse m’a avoué après que ces années avaient été difficiles. Je croyais parvenir à garder mon stress professionnel au Palais de justice. Je l’exportais plus que je ne l’imaginais.» Il approche aussi, à cette occasion, le monde des journalistes et des médias qu’il voit comme un «véhicule considérable d’informations mais soumis à de terribles contraintes néolibéralistes, en termes de temps, d’audimat, de parts de marché,…».
À cette époque, Thierry Marchandise recrée également une ambiance collective dans le parquet. «Un parquet forme une communauté. Forcée, certes. Mais vous n’êtes jamais seul.» Il met notamment sur pied un projet de revue, preuve de l’esprit qui règne dans l’équipe. Ce souci des relations humaines l’anime aujourd’hui encore dans sa justice de paix, «où le greffe est, dit-il, très performant ».  À soixante ans, son emploi du temps s’est allégé depuis qu’il a quitté le poste de procureur. Il s’investit donc, entre autres, dans la formation des étudiants, en tant qu’assistant à Saint-Louis en droit pénal, dans la formation des magistrats et au sein du GRIF qui propose à des étudiants de Charleroi une réflexion sur des problèmes de société (la politique, la justice, l’économie, etc.). Il est également membre de l’association syndicale des magistrats depuis ses débuts. Après sa vie judiciaire, il mûrit un autre projet: ouvrir des chambres d’hôtes dans sa région de coeur. «Je cherche un lieu de silence et de beauté, pour des gens qui ont envie de poser leurs valises quelques temps, de se taire ou de parler.» Praticien du yoga, c’est à croire que le juge a trouvé la paix…
 Écouter des extraits de l’interview sur www.uclouvain.be/145418

Olivier Lefebvre,  DE LA BOURSE AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES

Après douze ans de service, Olivier Lefebvre, ancien économiste de l’UCL, quitte la direction d’Euronext. À 50 ans, il aspire à de nouveaux défis. Pourquoi pas dans les énergies alternatives. En janvier 1996, le Conseil d’administration de la Bourse de Bruxelles a décidé de s’attacher les services d’Olivier Lefebvre, alors actif au ministère des finances de Philippe Maystadt. Cabinet pour lequel il a travaillé principalement à la modernisation de la gestion de la dette publique et des marchés financiers belges. Quand il a accédé à cette fonction de patron de la Bourse, sa mission première a été d’implémenter la directive européenne ISD sur les services d’investissement. À cette époque, la Bourse «était une coopérative sans but lucratif,
rigoureusement nationale.» Une société sans commune mesure avec le visage commercial, électronique, et surtout
international, qu’on lui connaît à l’heure actuelle, après différentes mutations, via Brussels Exchanges (BXS) en 1998,
Euronext en 2000, et enfin Nyse Euronext, en 2007.  Ces multiples évolutions, Olivier Lefebvre en a été l’un des principaux artisans. «Tous ces changements ont été passionnants à mettre en oeuvre. Rien que sur le plan humain, ce fut une véritable révolution.» Il a mené sa mission avec un objectif bien précis, à tous les niveaux: la quête de l’efficience, encore et toujours, dictée sans aucun doute par sa formation d’économiste, réalisée à l’UCL (et enrichie d’un MBA à Cornell). Il a contribué à envoyer le marché boursier belge «sur orbite internationale», tout en préservant des caractéristiques de proximité. «Le découpage national ne répondait plus aux besoins du marché, un modèle global s’imposait mais il ne fallait pas jeter le bébé avec l’eau du bain, en sacrifiant le marché de proximité.» Aujourd’hui, Nyse Euronext est le plus grand groupe boursier dans le monde. «Gérer les changements qui ont abouti à la formation de cet immense groupe, j’ai adoré. Le transformationnel, c’est mon truc. Je m’y suis attelé avec engagement. Et ce jusqu’au bout de ma mission.» C’est précisément ce sentiment du devoir accompli, avec un groupe de dimension mondiale, qui lui a permis de reprendre sa liberté après une douzaine d’années passées
à la Bourse. Il quitte ses fonctions l’esprit «léger et serein, d’autant que ma succession est assurée avec Bruno Colmant.»
Ce passage de témoin est effectif depuis le 1er octobre. Le hasard du calendrier a voulu que ce soit le jour du cinquantième
anniversaire d’Olivier Lefebvre. À 50 ans, il pourrait largement se satisfaire de ce qu’il a accompli et jouir d’une préretraite dorée, mais il a encore de l’appétit.  Et comme il ne croit pas en la réincarnation, ce passionné de marche dans les déserts a décidé de faire un choix: se diriger vers d’autres projets, en gestation. Outre ses différentes missions de consultance ponctuelles, il nourrit deux objectifs plus substantiels. L’un d’eux concerne les énergies alternatives. «Cela m’interpelle. Il est temps de passer à la vitesse supérieure si l’on veut atteindre la masse critique nécessaire pour rencontrer les objectifs du GIEC, analyse-t-il. Dans les prochaines années, ce secteur va connaître de grandes révolutions.» Dans ce projet, l’ancien patron de la Bourse pourrait intervenir dans différents rôles: investisseur, administrateur, entrepreneur,… Le futur sera certainement riche en
informations quant à la nouvelle orientation d’Olivier Lefebvre. Pour l’heure, suspense. Si ce n’est dans les
énergies renouvelables, il se verrait bien rebondir dans l’organisation du marché du capital à risque. À moins que
son appétit ne lui permette de goûter à l’un et l’autre.
 

Arnaud Huret, LE GOLDEN BOY DU WEB
Ingénieur civil en mathématiques appliquées, rien ne prédestinait vraiment Arnaud Huret à faire carrière dans les services Web. Et pourtant, il est le co-fondateur du site de rencontres «rendezvous.be», qui fête ses dix ans. Il a le triomphe modeste, pourtant il y a de quoi pavaner. Ce qu’il a accompli depuis sa sortie de l’UCL, en 1988, laisse rêveur. Arnaud Huret, 44 ans, est aujourd’hui
l’un des maîtres belges des services par Internet. Après un début de carrière dans la consultance, chez KPMG essentiellement, il décide de se lancer, à son propre compte, dans la création de sites Internet. Une voie originale pour un ingénieur civil en mathématiques appliquées et un domaine peu connu à l’époque. Il crée en 1995, avec son associé Alexandre Baudoux, un des premiers sites Internet belges: «eurotv.com», une plateforme proposant les programmes d’une centaine de chaînes de télévisions européennes. «Internet était peu développé à ce moment-là. Quand on a présenté ‘eurotv.com’ à la presse, il y avait au moins cent journalistes, se souvient-il. Refaites ce genre de conférence de presse maintenant, il n’y aurait plus personne. On a eu la chance de se lancer alors qu’Internet n’en était qu’à ses prémisses.» C’était un pari. Un pari gagnant quand on voit le parcours accompli par l’intéressé: il a créé pas moins d’une dizaine de sociétés dont la cote sur la marché a souvent grimpé, suscitant des convoitises. Parmi ses plus grandes réussites, on peut citer le site de rencontre «rendezvous.be», numéro un belge en la matière, loin devant la concurrence. Ce site de rencontres par Internet, lancé en 1997, rassemble aujourd’hui 750 000 visiteurs par mois et 120 000 comptes payants. Une belle entreprise. Autre succès à épingler au palmarès d’Arnaud Huret:
«ContactOffice.com», un bureau virtuel où l’on peut stocker et partager ses informations personnelles, lancé en
1999. Il est fréquenté par 350 000 internautes, dont 250 000 payants, à travers les États-Unis, la France, les
Pays-Bas,… «On est dans le top 3 européen dans ce secteur: on se bat contre des sociétés comme Microsoft et Google. C’est un marché très porteur.» On pourrait continuer à énumérer les succès du golden boy d’Internet, mais revenons au quasi monopole de «rendez-vous.be», qui a fêté son dixième anniversaire en septembre dernier. Dix années synonymes de succès
marketing, avec un chiffre d’affaires annuel qui avoisine les deux millions d’euros pour plus de 90 % de parts de marché. Dix ans
synonymes de milliers de rencontres aussi. «Cela n’a pas toujours été facile, notamment quand on a lancé la formule payante et que tous les utilisateurs ont menacé de quitter le site. Je n’oublierai jamais ce jour-là, d’autant que c’était également la naissance
de ma troisième et dernière fille. Mais au final, «RDV» est un carton terrible à tous les niveaux. D’un point de vue relationnel, des milliers de mariages et d’enfants ont pu voir le jour, quelque part grâce à nous. On reçoit de nombreux messages: quelqu’un nous a notamment remercié car il avait rencontré une femme merveilleuse sur le site, qu’il a épousée. Ils ont eu deux enfants. Le plus marrant dans tout ça, c’est que ce couple vivait à quatre cent mètres l’un de
l’autre avant de se rencontrer virtuellement.» Convaincus que le Web est un merveilleux moyen de faire
interagir les gens, et non l’inverse, les deux fondateurs de «rendez-vous.be» ont eu comme but initial de tisser des liens intimes entre les utilisateurs. «On a voulu prouver à nos détracteurs qu’on pouvait mettre en place un service capable de renforcer les relations, au travers d’un outil à haute valeur ajoutée pour le grand public.» L’idée était excellente. Encore fallait-il mener le projet à terme et fidéliser la puissante communauté Internet. Un art dans lequel Arnaud Huret est passé maître.

| 12/02/2013 |
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