Combiner expérience professionnelle et apprentissage, je l'ai fait!

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Etudiant en troisième licence en Faculté des sciences appliquées, option ingénieur civil mécanicien, Damien  Alen est aussi un sportif pratiquant la moto de haut de niveau. Entretien avec un jeune homme abordant le dernier virage de son circuit universitaire.
Tu es en dernière année en ingénieur civil mécanicien, pour toi cela rime avec…?

Dernière ligne droite avant l’entrée dans le monde professionnel. Mais je me sens bien préparer par ma formation. Indépendamment de l’aspect purement « mécanique », j’ai approché des domaines différents comme la gestion financière et comptable ou encore des notions de droit des entreprises. Ces différentes options me permettent d’avoir une vue globale sur tout ce qui touche aux projets que je serai amené à réaliser dans ma future profession.

Plus concrètement qu’entends-tu par là?

En seconde licence, j’ai eu un cours appelé projet en mécanique II. L’objectif était de concevoir une machine de A à Z c’est-à-dire de la feuille blanche jusqu’à la machine en entrepôt. En groupe, nous devions établir un plan de fabrication, des études de faisabilité, etc. Pour cela, nous avions accès aux mêmes progiciels que les professionnels du secteur (CatiaV5 de Dassault System). C’est du matériel haut de gamme que l’UCL met à notre disposition. On entre en contact avec le milieu professionnel parce le projet est le fruit d'une collaboration entre l'UCL et un industriel. Dans notre cas, la solution que nous avions trouvée l’a intéressé au point qu’il nous a engagés pour mettre sur pied la machine. Cette machine a été présentée à la presse belge en janvier 2007. Ainsi, non seulement nous avons été rémunéré mais nous avons aussi pu toucher à tous les aspects d’un projet de conception.

Que t’as apporté ton parcours à l’UCL ?

L’évolution. J’ai grandi, mûri. Je parviens à me remettre en question, à trouver des solutions optimales qui soient un compromis entre faisabilité technique et réalité du terrain (aspect juridique, financier, etc.) et j’ai aussi découvert la réalité sociale qui gravite autour du monde de l’ingénieur.. De plus, j’ai aussi bénéficié du programme candi 2000 basé sur des travaux de groupe avec tous les aspects relationnels que cela implique. Nous étions  6 à 8 étudiants. Cela m’a appris à travailler avec d’autres personnes et parfois cela se passe bien. Cependant il arrive aussi que cela ne soit pas le cas. Mais je pense qu’on en apprend davantage quand cela se passe moins bien. Puisqu’un ingénieur ne travaille jamais seul, il est important de pouvoir confronter ses idées et ses points de vue. J’ai également tissé des amitiés solides surtout au moment où j’ai choisi ma spécialité. Dans l’option ingénieur civil mécanicien, nous sommes une trentaine, donc on avance ensemble année après année ce qui crée des liens.


Donc Méca un jour, Méca toujours ?

Peut-être. Pourquoi ne pas ravailler dans un milieu exempt de toutes formules mathématiques? Cela peut s'avérer interessant. Ma formation m’aura permis de m’enrichir d’un point de vue intellectuel et humain. Elle m’aura  apporté la notion de « savoir », ainsi que la satisfaction personnelle dans la réalisation de projets.
Je me sens prêt à affronter le monde professionnel.

Interview réalisée par Patricia Mujinga, étudiante en deuxième licence en relations publiques et communication d'organisation