Etre ingénieur civil des constructions: laisser une trace

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Etudiant en dernière année en génie environnemental, Arnould Thibaut fait un bilan sur son parcours universitaire à l’UCL
C’est ta dernière année, quel bilan fais-tu de tes études?

Pour moi, l’UCL a été une passerelle vers l’avenir, une formation me permettant d’arriver à un idéal quant à mon choix d’emploi. J’ai particulièrement apprécié ma formation parce qu’elle est très appliquée dans le sens où les cours ont trait à des aspects concrets de la construction. Ils sont directement en lien avec les tâches que nous aurons à réaliser dans notre future carrière. J’ai par exemple un cour de dimensionnement d’éléments de construction (poutres, colonnes etc.) où on se penche sur les phénomènes de résistance des matériaux. Nous avons aussi des travaux pratiques portant sur la mécanique des sols ou encore sur l’hydraulique. Ce qui me plaît également, c’est l’idée de laisser une trace. En génie civil, ce sont souvent de gros ouvrages qui sont réalisés. Une fois ces ouvrages terminés, ils peuvent êtres vus par tous. On laisse en quelque sorte une marque dans le monde qui témoigne de la fierté avec laquelle ces ouvrages ont été réalisés.

Comme tous les étudiants de dernière année, tu es en pleine rédaction de ton mémoire, peux-tu nous en dire plus ?

La commission de diplôme du département de génie civil offre la possibilité de  rédiger notre mémoire en groupe (deux personnes maximum) sur base d’une liste préétablie. Personnellement, j’ai choisi de le faire avec un ami. Notre choix s’est porté sur un sujet expérimental dans le domaine de l’hydraulique et plus particulièrement sur les phénomènes de transport des sédiments lors d’inondation. En fait, ce mémoire s’inscrit dans la continuité d’un mémoire réalisé l’année dernière par un autre étudiant qui aujourd’hui fait un doctorat. Cette personne nous encadre actuellement en tant qu’assistant promoteur tandis que le promoteur a plus un rôle de superviseur, il est exigeant mais agréable à côtoyer.

Depuis la première licence, tu es aussi délégué de ta promotion, pas trop difficile de tout combiner ?

Pas du tout ! C’est vrai que cela demande du temps et de l’investissement personnel. Mais, j’ai adoré être délégué. J’aime avoir un feedback de la part des autres étudiants, les alléger sur ce qui touche l « administratif ». Nous sommes 25 en génie civil environnemental et je les connais tous par leur prénom. Mon rôle est essentiellement de rassembler leurs avis. C’est vraiment différent de la fonction de délégué dans le secondaire. C’est aussi l’occasion de prendre les choses en mains dans sa faculté. Chaque année, les étudiants en génie civil font un voyage de fin d’études d’une dizaine de jours encadré par un professeur et un assistant. Cette année, je l’ai organisé avec un ami, on est passé par la France, la Suisse et l’Italie. On visite des chantiers de construction, on a accès à des lieux fermés au grand public, etc. C’est une excellente manière de combiner le ludique et l’apprentissage.
Concernant la fonction de délégué, je reste persuadé que quand on fait les choses à 100% ça ne peut que bien se passer en satisfaisant l’ensemble du groupe.


Ton mot de la fin ?

Je souhaite que tous les étudiants qui poursuivront leurs études à l’UCL s’épanouissent autant que moi et qu’ils trouvent de nouveaux centres d’intérêt car le site de Louvain-La-neuve en propose beaucoup (théâtre, cinéma, centre sportif etc.) sans parler de tous les mouvements dans lesquels s’investir (KAP, cercles etc.). Je pense que c’est la clé pour réussir ses études et trouver un équilibre entre ses études et d’autres activités.

Interview réalisée par Patricia Mujinga, étudiante en deuxième licence en relations publiques et communication d'organisation