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Le paracétamol pourrait aggraver l'asthme
L'UCL mène un projet de recherche ayant pour objectif d’étudier les facteurs de risque d'apparition de l'allergie (alimentaire, cutanée ou respiratoire) dans les 5 premières années de vie, et la prévention de celle-ci.
200 enfants ont été suivis depuis la naissance jusqu’à l’âge de 5 ans, avec l’espoir de définir des critères permettant de déterminer au plus tôt dans leur existence lesquels sont susceptibles de devenir allergiques.
En parallèle, le but poursuivi est également de mieux comprendre pourquoi l’allergie survient chez certains enfants et pas chez d’autres. Une importante partie des résultats a déjà été collectée. Ces résultats sont limités pour l’instant à l’âge de trois ans. Ils devront être confirmés par d’autres analyses menées à cinq ans (fin 2013). Concrètement, selon les premiers résultats « il semble que sur base du sang de cordon, on puisse démontrer des différences entre les enfants qui vont devenir allergiques et ceux qui ne le seront pas. Si cela est confirmé, des groupes à risque pourraient être mieux cernés », commente Françoise Smets, professeur au pôle de pédiatrie de l’UCL et chef du projet. « L’étude a confirmé également qu’un enfant court davantage le risque d’être allergique si un, et a fortiori deux parents, sont eux-mêmes allergiques. Toutes les allergies ne sont cependant pas concernées. Il s’agit de l’asthme, du rhume des foins (la rhino-conjonctive allergique) et d’un certain type d’eczéma. ». L’étude tend aussi à confirmer que le risque allergique va croissant au fur et à mesure que la prise de paracétamol augmente. Il est démontré qu’à l’âge de 18 mois déjà, les enfants allergiques ont reçu plus souvent du paracétamol que ceux qui ne souffrent pas d’allergie. Ces résultats devront toutefois être confirmés par de nouvelles analyses pratiquées cette fois à l’âge de 5 ans. Alors que faire ? « Le message essentiel à retenir, tranche Françoise Smets, est qu’il faut éviter d’utiliser le paracétamol et l'ibuprofène – quand ils ne sont pas indispensables. Il ne faut pas les banaliser. Jusqu’à une température de 38,5°, mieux vaut découvrir l’enfant, lui donner un bain tiède et essayer d’utiliser des mesures plus naturelles ».
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19/04/2013
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