Les biobanques, qu'est-ce que c'est ?

Biobanque
L’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, l’Académie Royale de médecine et le Collège de Belgique organisent le 17 avril un colloque sur le sujet.

Selon la loi du 9 novembre 2008, les biobanques sont « des structures qui assurent le stockage et la mise à disposition de matériel corporel humain, exclusivement pour la recherche scientifique et qui n’est destinées à aucune application humaine ». Les biobanques, très peu connues du grand public, sont une ressource-clé pour la recherche médicale. Elles constituent à ce jour un élément incontournable dans le développement de la recherche académique et clinique. Constituées avec l’aide des patients, les biobanques sont un des plus beaux exemples du don de soi à la collectivité. De plus, le développement des biobanques nécessite un partenariat public/privé. Ces différents aspects du biobanking seront discutés durant ce colloque auquel participera le professeur de l'UCL Etienne Marbaix. Il évoquera le point de vue du chercheur dans le cadre d'une plateforme mutualisée inter-académies. 

La mise au point de nouveaux traitements passe par une meilleure compréhension des mécanismes responsables du développement des maladies. Pour que la recherche progresse, il est nécessaire que les chercheurs puissent disposer d’échantillons de tissus pathologiques conservés de manière adéquate.

Pratiquement, comment cela se passe-t-il ? Lors de la prise en charge d’un patient des prélèvements sont souvent effectués pour établir le diagnostic précis de la maladie et déterminer le traitement et le suivi dont il a besoin (prélèvements de cellules, de tissus ou de liquides biologiques (sérum, plasma, liquides de ponction,...)). Cette étape essentielle réalisée, il reste parfois des prélèvements inutilisés, ce matériel est appelé matériel corporel résiduel. Outil essentiel et précieux pour la recherche scientifique, il sera conservé entre -80°C à -196°C. Pour cela, la biobanque doit disposer d’un matériel de cryogénie. Ainsi chaque prélèvement pourra être utilisé par d'autre chercheurs travaillant sur d'autres aspects de la maladie et permettre ainsi la découverte de nouveaux médicaments par exemple.

Informations pratiques du colloque

Photo: copyright CAV - Hugues Depasse