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Financer les universités: selon quels critères?
La Communauté française devrait-elle, pour financer les universités, ajouter au critère "nombre d’inscrits" le nombre de diplômés et la productivité scientifique comme le fait la Communauté flamande ?
Le mardi 26 mars prochain, à 12h45 à Louvain-la-Neuve, la Chaire Hoover consacrera un Midi de l'éthique au financement des universités. Les perspectives budgétaires de la Communauté française, l’augmentation du nombre d’étudiants et l’intensification de leur mobilité transnationale, l’aiguisement de la concurrence entre universités dans un contexte d’enveloppe fermée et de public de moins en moins captif, autant de facteurs qui se combinent pour mettre en question l’actuel financement des universités en proportion du nombre des étudiants qu’elles parviennent à attirer. Vaudrait-il mieux, comme c’est désormais le cas en Communauté flamande, ajouter au critère du nombre d’inscrits le nombre de diplômés et la productivité scientifique ? S’appuyer sur le taux de diplomation n’a-t-il pas pour défaut de pénaliser les institutions qui recrutent leurs étudiants dans des milieux plus défavorisés et d’encourager une réduction des exigences ? Et s’appuyer sur un index de productivité scientifique n’a-t-il pas pour effet de saper les dimensions non mesurables de la recherche ainsi que le service à l’institution et à la société ?
Deux experts pour répondre à ces questions et introduire le débat: Koen Debackere, administrateur général de la KU Leuven et Vincent Vandenberghe, professeur d'économie de l'éducation à l'UCL. Le débat sera modéré par Bernard Dubuisson, vice-recteur de l'UCL pour le secteur des sciences humaines.
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20/03/2013
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