"Depuis plusieurs années, l'huile de palme est présente dans d'innombrables produits agro-alimentaires. Les raisons évoquées sont un coût plus faible en comparaion à d'autres huiles mais également pour ses proporiétés technologiques. En effet, à température ambiante, cette huile est de consistance semi-solide. Ainsi, sans en modifier les propriétés physiques, cette huile permet d'obtenir une texture comparable à un beurre que l'industrie pourra inclure dans des viennoiseries, des produits de biscuiterie, des pâtes à tartiner pour le petit-déjeuner... la liste est longue. A vous de détecter la présence d'huile de palme en déchiffrant l'étiquetage nutritionnel. Ainsi, la présence de graisse végétale sans indication de la variété utilisée, de même qu'une quantité importante de graisses saturées devrait vous alerter.
Cette huile est considérée comme délétère pour la santé. Si l’on analyse cette huile sur le plan chimique, nous constatons qu’elle est riche en acides gras saturés et principalement en acide palmitique. Or les études épidémiologiques mettent en évidence le lien entre ces graisses et la surmortalité par maladies cardiovasculaires. Néanmoins, l’huile de palme n’est la seule en cause. Les études sur la consommation alimentaire en Belgique indiquent que nous mangeons trop de graisses cachées souvent synonymes de graisses saturées.
Ainsi, si l’on désire réduire sa consommation d’huile de palme et donc préserver la planète, le bon sens voudrait d’être un consommateur attentif et d’effectuer des choix d’aliments avec une lecture approfondie de l’étiquetage nutritionnel et surtout de réapprendre à cuisiner. Bon appétit !"
Serge Pieters, diététicien, nutritionniste du sport, enseignant à l’Institut Paul Lambin et président de l’Union Professionnelle des Diététiciens de Langue Française
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