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Une question d'étiquette !Aujourd’hui, l’huile de palme est controversée et fait débat. Vu ses risques pour la santé, il est préférable de ne pas trop en consommer. Celle-ci étant fréquemment utilisée dans les produits préparés, il est parfois difficile de savoir la repérer. Petits conseils et infos pour mieux s’y retrouver…
Consommer trop d’acides gras saturés peut avoir des impacts sur la santé, notamment en augmentant le risque de maladies cardio-vasculaires. Or, l’huile de palme contient une grande proportion de ces acides gras saturés (entre 45 et 55%).
Comme tout autre aliment riche en acides gras saturés (charcuteries, fromages, viennoiseries, etc.), mieux vaut donc ne pas en abuser. Le problème est qu’on en arrive à en consommer en grande quantité, parfois même sans le savoir, puisqu’elle est présente dans un grand nombre de produits préparés.
En outre, pour toute huile végétale, le danger apparaît lorsqu’elle est hydrogénée de façon industrielle car ce procédé aboutit à la production d’acides gras trans, qui augmentent le taux de « mauvais cholestérol » (LDL) et diminuent le taux de « bon cholestérol » (HDL), d'où une possible élévation du risque cardiovasculaire. Si l’huile de palme n’est pas souvent hydrogénée, sa texture initiale suffisant pour son emploi dans l’agro-alimentaire, elle reste nocive de par sa forte teneur en acides gras saturés.
Actuellement, les industriels de l'agro-alimentaire européens n'ont pas l'obligation d'indiquer spécifiquement la présence d’huile de palme sur l'étiquette d’un produit. La mention « huile » ou « graisse » ou « matière grasse (MG) végétale » suffit sans préciser le pourcentage d’acides gras saturés.
Les informations à donner sont soit la valeur énergétique et la quantité de protéines, de glucides et de lipides ou soit la valeur énergétique, la quantité de protéines, de glucides, de sucres, de lipides, d'acides gras saturés, de fibres alimentaires et de sodium. Cet étiquetage nutritionnel est facultatif, mais devient obligatoire lorsqu'une allégation figure sur l'étiquette.
Rien n'oblige non plus les industries à mentionner la présence d'acides gras trans dans leurs produits. Voici néanmoins quelques repères pour les repérer sur les étiquettes :
![]() ![]() Par contre, il est obligatoire de signaler l’emploi d’une huile (ou graisse ou MG) transformée par hydrogénation (pour la solidifier) par le qualificatif « hydrogénée » (totalement ou partiellement).
Mais dès décembre 2014, une période transitoire amènera les fabricants de l’Union européenne à signaler les types d’huiles utilisées dans une préparation et les indiquer par ordre de quantité. La présence d’acides gras saturés devra également être indiquée. Cet étiquetage nutritionnel sera définitivement rendu obligatoire à partir du 13 décembre 2016.
Si l’huile de palme est aujourd’hui fortement incriminée et diabolisée, il ne faut pas oublier que c’est l'ensemble des produits transformés qui contiennent de grandes quantités de matières grasses, et notamment de graisses saturées, qui doit être réduit dans notre alimentation.
Les nouvelles règles prévues en matière d’étiquetage apportent des informations au consommateur pour qu’il puisse établir ses choix alimentaires en meilleure connaissance de cause. Mais cela ne doit pas dédouaner les entreprises agro-alimentaires de leurs responsabilités sur la santé des individus. Les politiques ont donc aussi un rôle à jouer afin de limiter l’offre de ces produits sur le marché et protéger ainsi la santé des consommateurs, avant tout les plus jeunes !
Plus d’infos sur l’huile de palme :
« L’huile de palme : aspects nutritionnels, sociaux, environnementaux ». Etat des lieux du Fonds français pour l’Alimentation et la Santé (novembre 2012), 20 p.
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30/01/2013
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