Inscription des étudiants non-résidents. Au coeur des files

Français, Luxembourgeois, Suisses et même Réunionnais sont venus tenter leur chance à l’UCL. Ils espèrent entrer en 1ère année de médecine, vété, kiné, logopédie ou dentisterie, mais les places sont limitées.
 
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Jennifer et ses amis sont français.
Fin août, ils étaient dans la file pour s’inscrire à l’UCL.

Mercredi 29 août, premier jour des inscriptions pour les étudiants non-résidents désireux de suivre des études de 1er cycle médecine, kiné, vété, logopédie et dentisterie. À peine 7h45 et déjà ils font la file devant les Halles universitaires. Les premiers sont arrivés à 6h du matin en espérant faire partie des heureux élus. Pourtant l’ordre d’arrivée n’a aucune importance dans la procédure, puisque comme l’indique le décret du 16 juin 2006, les étudiants non-résidents qui seront autorisés à s’inscrire dans ces cursus sont désignés par tirage au sort. Ce quota est limité à 30% du nombre total d’étudiants, résidents et non-résidents, qui se sont inscrits pour la première fois, dans le même cursus, dans la même institution, l’année académique précédente. Quelques heures plus tard, les files se sont encore allongées, le stress est palpable mais l’ambiance reste conviviale, on n’y parle quasiment que le français.

Une majorité de Français et de kinés

Les étudiants originaires de l’hexagone sont venus en masse pour tenter leur chance en Belgique. Pourquoi ? Les raisons évoquées sont souvent les mêmes. La facilité d’accès: «Chez vous, il n’y a pas de concours, contrairement à la France, et puis le cursus est différent», expliquent Manon et Jane de Montpellier. Pour la réputation des universités belges aussi et celle de l’UCL en particulier: «On vient de la Réunion tout spécialement pour cette institution, c’est un cadre formidable pour les enfants, la structure, l’endroit», confie le papa de Julie, qui s’inscrit pour la 1ère fois en médecine. La cousine de Maureen, elle, entame sa 4e année d’étude à l’UCL, «elle ne nous en a dit que du bien». «Moi, c’est pour la 5eannée de spécialisation, on n’a pas ça en France», précise Adrien de Nantes, candidat kiné. Pour d’autres encore, c’est tout simplement pour sortir de leur pays, découvrir de nouvelles cultures et étudier dans un nouveau cadre.

Toujours un plan B

Mais que feront-ils s’ils ne sont pas pris? Les étudiants sont conscients de la faible probabilité qu’ils ont d’être tirés au sort, du coup, la plupart ont un plan B. «Je me suis déjà inscrite en Corse, explique Laura, je fais ma rentrée le 3 septembre.» Pour Maëlle, ce sera la persévérance, si elle n’est pas prise, elle fera une école de prépa de kiné à Nantes - on peut repasser le concours autant de fois qu’on veut – «enfin jusqu’à ce que les ressources financières le permettent», dit-elle. Loïc, venu spécialement de l’île de la Réunion, en espérant étudier la médecine en Belgique, se tournera vers la fac de Saint-Etienne. Quant à la Suisse Artidas, elle retournera travailler dans la vente, si elle ne fait pas partie des chanceux futurs étudiants en médecine.

Les chiffres?

Vendredi 17h15, au moment où les inscriptions étaient clôturées, tous les quotas n’ont pas été atteints: en médecine, il restait 52 places (147 dossiers déposés pour 199 places disponibles) et en dentisterie, 24 (57 dossiers déposés pour 81 places ouvertes). Pour ces filières, il n’y aura donc pas de tirage au sort. Fin du stress et du suspense pour Artigas, Loïc, Jonathan, Ceman,…Certains étudiants ont donc été plus chanceux que d’autres!

Ophélie Luciano