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Nouvelle piste dans la lutte contre le cancer
Des chercheurs de l’UCL publient dans la revue Nature les résultats d'une étude sur le fonctionnement des télomères, nouvelles cibles dans la thérapie anti-tumorale.
Une étude publiée par le groupe d’Anabelle Decottignies de l’Institut de Duve permet de mieux comprendre le fonctionnement des télomères – structure de protection des chromosomes- dans les cellules cancéreuses, ouvrant ainsi de nouvelles pistes dans le traitement du cancer.
Les extrémités de nos chromosomes sont protégées par des structures très spécialisées appelées « télomères », indispensables notamment à la prolifération des cellules-souches de la moelle osseuse qui assurent le renouvellement des cellules sanguines. Avec l’âge, les télomères s’usent et la protection des chromosomes n’est plus assurée, ce qui entraîne le vieillissement des cellules et, par conséquent, de l’organisme. Les télomères s’apparentent donc à une horloge biologique et constituent une barrière de protection contre la prolifération cellulaire indéfinie qui caractérise les cellules cancéreuses. Mais, si les cellules normales ne peuvent pas proliférer indéfiniment, pourquoi les cellules cancéreuses le pourraient-elles ? Des études ont montré que les cellules cancéreuses sont capables de maintenir leurs télomères suite à l’activation de la télomérase, une enzyme qui n’est normalement fortement exprimée qu’à l’état embryonnaire. La télomérase constitue donc une nouvelle cible thérapeutique dans la lutte contre le cancer. L’étude, qui vient d’être publiée en ligne dans la revue américaine Nature Structural & Molecular Biology apporte de nouvelles informations concernant les mécanismes de régulation de la formation des télomères. Ces travaux pourraient mener à de nouvelles thérapies anti-cancéreuses plus ciblées.
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5/09/2012
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