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«Le vélo, c’est mon héritage»
«J’habite à Nil-St-Vincent et je viens à vélo tous les jours», dit Renate Wesselingh.
Elle est professeur en biologie à l’UCL. Son trajet quotidien représente environ 7 kilomètres
aller, et la même chose au retour. «Comme biologiste, j’aime être à l’extérieur.
Souvent, il ne fait pas aussi mauvais qu’on ne le pense», témoigne-t-elle.
Pour ce professeur d’origine néerlandaise, le vélo fait partie de son mode de vie et
de son héritage. «C’est mon mode de transport préféré dans la vie, dit-elle. Je n’ai d’ailleurs
pas de voiture actuellement.»
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«J’ai choisi la formule combinée, avec le train»
Ils sont de plus en plus dans les trains à transporter un vélo pliable. Violette Zunz, doctorante
en physique du climat, est de ceux-là: pour se rendre à la gare, elle prend son vélo pliable.
«Cela me fait gagner du temps, dit-elle, surtout à Bruxelles. Le bus est souvent pris dans les
embouteillages. Avec le vélo, je n’ai pas ce problème.» Arrivée à la gare de Louvain-la-Neuve,
rebelote, elle enfourche son vélo jusqu’au cyclotron. L’inconvénient majeur pour cette cycliste:
la circulation agressive dans Bruxelles. «Il faudrait de réelles pistes cyclables, dit-elle, et pas
juste des traces blanches sur la route..»
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«La tenue n’est (presque) plus un souci»
«Je me suis installé à Sart-Messire-Guillaume, il y a dix ans, dit Bart Stoffels
(Administration des relations internationales). Au départ, j’hésitais à prendre le vélo.»
Il y a en effet une dizaine de km à parcourir, à travers
champs et plutôt vallonnées et, «c’était exclu que je le fasse en tenue de ville», dit-il.
Pour l’instant, pas d’autre solution que de se changer dans son bureau, mais dans l’espoir
qu’à l’avenir des infrastructures plus adéquates seront proposées aux cyclistes des Halles.
En attendant, c’est déjà tout bénéfice: «Dès qu’on sort de Louvain-la-Neuve, on est tout
de suite dans la nature.» Le fait de venir à vélo lui impose une certaine rigueur dans son
organisation quotidienne: «Avant mes journées de travail avaient tendance à s’allonger,
parfois un peu trop. Maintenant, je dois tenir compte du trajet retour. Je me sens beaucoup
mieux, je prends un bol d’air à l’aller et au retour.»
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«Je ne roule plus, mais j'y reviendrai»
Benoît Herman, chargé de recherches FNRS à l’Institut IMMC, ne vient plus à vélo
pour l’instant. L’organisation familiale actuelle ne lui permet plus: il doit déposer sa fille
à l’école. Cependant, il l’a fait pendant longtemps: il combinait le vélo à la navette Conforto bis
au départ de Woluwe. «En ville, le vélo va aussi vite que la voiture, dit-il. Je prenais un vélo
pliable pour éviter les problèmes de vandalisme en laissant mon vélo à l’arrêt de bus la journée.»
Autre incitant non négligeable selon lui et souvent méconnu: le remboursement des frais de
transport: «les indemnités vélo sont cumulables avec le remboursement des frais de transports
en commun et permettent de couvrir des frais liés au vélo (vêtements de pluie, piles pour les
phares, chambres à air…», termine-t-il.
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«En vélo, dès l’école primaire»
«En primaire, j’allais déjà en vélo à l’école, dit Sylvain Bouillon, assistant en physique à l’UCL. En partance d’Ottignies, il parcourt 6 km pour se rendre à Louvain-la-Neuve. «Cela monte à l'aller mais quel plaisir au retour. Je varie mes itinéraires en fonction de la météo et de mon humeur.» Chaque matin, il conduit aussi son fils à l’école: «on passe par le bois, puis le lac, c’est très agréable.» Comme avantage, il cite notamment le «remboursement par l’UCL»; comme inconvénient, le «manque de place de parking couvert».
«Une saine coupure à l’aller et au retour»
Pierre Peignois est informaticien. Depuis très longtemps, il effectue ses trajets quotidiens vers Louvain-la-Neuve à vélo, au départ de Chastre/Blanmont. «Cela me permet de rester actif physiquement tout en évitant l’achat d’une seconde voiture», dit-il. À chaque saison, son parcours et ses plaisirs: il préfère les routes en hiver; les sentiers et chemins de remembrement en été. «À l’aller, j’arrive bien frais et, au retour, quand je quitte le boulot, je fais une coupure avant de retrouver la vie familiale.»