Un étudiant de l'UCL représente la Belgique à Hong-Kong

johan maricqu
En dernière année d’ingénieur civil, option électricité, Johan Maricq a été sélectionné parmi plus de 600 candidats afin de représenter la Belgique au Youth Forum du ITU (International Telecom Unit) qui se tiendra du 4 au 8 décembre 2006 à Hong Kong.
Avec nous, Johan revient sur son parcours à l’UCL ainsi que sur cette formidable opportunité qui vient de s’offrir à lui.

 

Pourquoi avoir choisi d'effectuer tes études d'ingénieur à l'Université catholique de Louvain ?

La décision d'effectuer mes études à l'UCL à été motivée par l'application du programme "Candis 2000". Il s'agit d'une nouvelle réforme visant à améliorer les principes de pédagogie active au sein de l'Université. Les objectifs des programmes étaient dorénavant décrits en termes de compétences à acquérir par les étudiants. L'accent était principalement mis sur l'apprentissage par l'étudiant et non sur l'enseignement par le professeur, ce dernier adoptant dès lors un rôle de partenaire dans la constitution des savoirs et des compétences.
Ce programme m'a directement séduit. Les cours magistraux étaient réduits à leur strict minimum et chaque cours était composé de trois modules : les APP (apprentissage par projets), les APE (apprentissage par exercices) et les APL (apprentissage par laboratoires). Ces trois modules d'apprentissage s'effectuaient par groupe de 8 étudiants. Cette nouvelle forme de pédagogie m'a donc conduit à choisir l'UCL. Pouvoir assimiler la théorie par la pratique me semblait une idée grandiose.

Tes attentes quant au site et à la formation ont-elles été satisfaites ?

Je peux même dire qu'elles ont été surpassées !
Concernant le site, j'ai été impressionné par le dynamisme du folklore estudiantin. Je ne m'attendais pas à tant de vivacité et d'originalité. Entre les kots-à-projets, les activités dans les cercles, le sport, les sorties, les activités culturelles, etc. On n'a pas le temps de s'ennuyer !
Je me suis moi-même, à mon niveau, investi dans la vie estudiantine. J'ai passé ma calotte au CI (cercle industriel) et suis un des trois responsables des décors pour la revue des ingénieurs.
En ce qui concerne la formation, à nouveau, je n'ai pas été déçu. La diversité du programme m'a permis de suivre des cours dans des domaines que je ne connaissais absolument pas, ce qui s'est révélé très intéressant. De plus, les projets que nous avons à mener au cours de l'année nous apprennent énormément de choses tant au niveau théorique qu'au niveau humain. Par exemple, parvenir à gérer les divergences qui peuvent apparaître au sein d'un groupe de travail. Autre point positif, le contact avec les professeurs. Celui-ci se fait beaucoup plus facilement qu'on ne l'imagine. Enfin, les relations que la Faculté des sciences appliquées et l'UCL en général possèdent avec l'étranger constituent un avantage énorme pour les étudiants. Par exemple, l'année passée, j'ai pu partir suivre une semaine de cours à l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris. Cette expérience fut très enrichissante et l'occasion de prendre contact avec un autre système pédagogique européen .

Tu viens d'être sélectionné pour représenter la Belgique lors du Youth Forum du ITU se tenant à Hong-Kong du 4 au 8 décembre 2006. Peux-tu nous en dire plus ?

En mars 2006, on nous a annoncé que l'ITU (International Telecom Unit) invitait deux jeunes à l'occasion du Youth Forum Telecom World 2006 se tenant à Hong-Kong. Pour participer, il nous était demandé de rédiger un essai de 250 à 500 mots sur le sujet : " Si vous étiez un grand de ce monde, quel programme de technologies de l'information et de la communication mettriez-vous en place pour améliorer la vie des gens dans votre pays et dans le monde? Autrement dit, quelle serait votre vision numérique?"

Réalisant mon mémoire sur les télécommunications, je n'ai pas hésité une seconde. De plus, il s'agissait là d'une occasion en or pour s'envoler vers la Chine! J'ai donc écrit un texte sur les possibilités qu'offrait le numérique dans le domaine médical.
J'ai également bénéficié de l'appui et du soutien de mon promoteur, M. Luc Vanderdorpe, une sommité dans le monde des télécommunications.

Quel va être ton rôle en tant que représentant de la Belgique ?

Il s'agira de partager les expériences des industriels et de l'ITU concernant les nouvelles technologies de l'information et de la communication. L'idée de ce forum est de réunir un maximum de personnes de la profession afin de créér un débat d'idées et de points de vue. Nous débattrons également sur les moyens à mettre en place pour les pays en voie de développement afin d'améliorer leurs infrastructures de télécommunications et de réduire ainsi le fossé numérique qui existe actuellement.
A la fin de la semaine, nous procéderons à la rédaction d'une déclaration de principes.

Tu as été choisi parmi plus de 600 candidats, penses-tu que ta formation à l'UCL a pu y jouer un rôle ?

La qualité de ma formation à l'UCL m'a sans doute permis d'être un candidat convaincant.
En effet, je réalise de plus en plus à quel point mon diplôme est une clé qui va me permettre d'ouvrir de nombreuses portes. La polyvalence de ma formation est un atout incontestable et une qualité très appréciée sur le marché du travail.

Que peut-on te souhaiter pour l'avenir ?

C'est une question très difficile... Je suis quelqu'un de très utopique, donc la première chose qui me vient à l'esprit serait de pouvoir réaliser mes rêves. Il y a beaucoup de choses que je souhaite faire dans ma vie, comme découvrir le monde et ses richesses à travers de nombreux voyages. Sinon, les choses les plus simples étant souvent les meilleures, je dirais également la réussite professionnelle et affective.

Interview réalisée par Florence Jaspart, étudiante en communication, orientation relations publiques et communication d'organisation.

| 28/11/2006 |