L'Université après le graduat

Après avoir réalisé un graduat en communication, Aline a décidé de compléter sa formation en entamant une licence en communication à l’Université catholique de Louvain. Avec nous, elle revient sur cette expérience de «  passerelle » entre l’école supérieure et l’université.
 

Pourquoi ne pas avoir directement opté pour l’université après tes humanités ?

Je ne me sentais pas prête. Le passage de la rhéto à l’université me paraissait ardu. Je ne me voyais pas du tout assise sur les bancs de ces auditoires énormes parmi des centaines d’étudiants. Cela me paraissait trop impersonnel.
De plus, je doutais de mes capacités intellectuelles et désirais donc commencer par une formation qui me semblait davantage « accessible ».
Enfin, venant de Lessines en Hainaut, j’aurais été amenée à kotter ce que je ne souhaitais pas à l’époque.

Pourquoi avoir décidé d’entamer une licence à l’université après l’obtention de ton diplôme de graduat ?

Mes années en Haute école m’avaient permis de prendre confiance en moi d’un point de vue intellectuel. J’avais obtenu mon diplôme sans difficulté et me sentais capable d’affronter l’université.
De plus, ma formation en graduat était très orientée sur la pratique, j’avais donc l’impression qu’il me manquait de bonnes bases théoriques pour me lancer dans le monde du travail. La nécessité de compléter ma formation était devenue une évidence.

Quelles ont été tes motivations dans le choix de l’Université catholique de Louvain ?

Le site de Louvain-la-Neuve m’a directement séduit. Celui-ci est pleinement intégré dans la ville et ne correspond pas une enclave excentrée et coupée du monde. Les possibilités offertes sur le site sont innombrables (infrastructures sportives, théâtre, restaurants, concerts, activités folkloriques) et constituent un atout indiscutable.
Le fait aussi que le site soit piéton et de taille humaine était un facteur très important à mes yeux.
Enfin, dernier argument mais non le moindre, la réputation de l’UCL tant au niveau national qu’international.
Louvain-la-Neuve constituait l’endroit idéal pour combiner apprentissage de qualité et rencontres humaines.

Que t’ont apporté ces trois années à l’UCL (une année préparatoire et deux années de licence) ?

L’Université m’a apporté une ouverture d’esprit que je n'ai pas trouvée lors de mes études en graduat. J’ai pu développer mon esprit critique ainsi qu’une capacité de recul importante. Aujourd’hui, lorsque je dois aborder une situation, quelle qu’elle soit, je prends un angle de vue beaucoup plus large, je réfléchis davantage et ne fonce plus tête baissée. L’université m’a sans conteste appris la maturité et la réflexion.
Enfin, le fait de kotter m’a fait gagner en indépendance. Vivre seule m’a permis d’apprendre à ne plus toujours compter sur les autres et à gérer ma vie par moi-même. Il s’agit d’une véritable expérience de vie. On apprend petit à petit à se débrouiller et à évoluer pas à pas vers le monde adulte.
Ces trois années à l’UCL furent également l’occasion de rencontres exceptionnelles au niveau humain. La présence d’une telle diversité culturelle sur une superficie si petite que le site de Louvain-la-Neuve est quelque chose qui m’a énormément marqué et qui constitue un énorme avantage.

Encouragerais-tu des étudiants diplômés d'une Haute école à faire une passerelle vers l’université ?

Sans hésiter ! Il s’agit d’un excellent moyen de compléter sa formation intellectuelle, de gagner en maturité et de faire des rencontres humaines inégalables.

Interview réalisée par Florence Jaspart, étudiante en communication, orientation relations publiques et communication d'organisation.

| 28/11/2006 |