Une expérience à l'Organisation des Nations Unies

cedric jacquet
Dans le cadre de sa première licence en sciences politiques, Cédric Jacquet a participé en mai dernier au C’MUN (Catalonia Model United Nations) organisé par l’ANUE (United Nations Association of Spain). Accompagnés de leur assistante, Gaëlle Pellon, cinq étudiants de l’UCL se sont envolés pour Barcelone afin de participer à la reconstitution fictive d’une Assemblée Générale des Nations-Unies.
 

Peux-tu nous expliquer ce que l’on entend par MUN ?

Un modèle des Nations Unies (Model United Nations ou MUN) est une simulation authentique d’un des organes spécifiques des Nations Unies comme par exemple l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité ou la Commission des droits de l’Homme. Le but est de permettre aux étudiants participants de réaliser comment la prise de décision s’effectue au sein de cette institution.
Pour un étudiant intéressé par la politique internationale et qui se demande comment les diplomates effectuent leur travail, participer à l’une de ces manifestations constitue une opportunité sans précédent.
Il s’agit d’un apprentissage inestimable qui nous permet d’une part de pouvoir nous immerger dans les problèmes internationaux actuels traités par les Nations Unies et d’autre part de développer des aptitudes qui nous seront toujours utiles pour notre vie future.

Peux-tu nous donner plus de détails sur l’organisation de ces trois jours à Barcelone ?

A Barcelone, les cinq étudiants de la délégation UCL étaient répartis dans différentes commissions.  Moi et un autre étudiant faisions partie de la Commission des droits de l’homme et y représentions la Hongrie. Nous avons donc du avant notre départ recueillir un maximum d’informations sur la position de ce pays vis-à-vis des différents sujets qui allaient être débattus lors du C’MUN.
A ce titre, je me suis rendu avec mon assistante à la représentation hongroise auprès de l’Union Européenne afin de rencontrer des diplomates hongrois pouvant m’éclairer sur certains sujets.
La Commission disposait de trois jours pour proposer une résolution qui serait ensuite votée, le dernier jour, en Assemblée Générale.

Qu’as-tu retiré de cette expérience ?

Enormément de choses et ce, à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, j’ai pu me rendre compte du travail délicat effectué par les diplomates auprès des différentes organisations internationales. Ils doivent en effet négocier avec des personnes ayant parfois des visions totalement opposées.
De plus, j’ai pu exercer ma capacité à prendre la parole en anglais ce qui n’était pas si évident au début.
Ensuite, nous avons du apprendre à rédiger un texte législatif. Il faut se plier à des règles très précises et surtout peser chacun de ses mots.
Nous avons également eu une première approche de la négociation. C’est un domaine où il est essentiel de se montrer à la fois ferme et ouvert aux compromis.
Enfin, rencontrer des étudiants du monde entier et de cultures différentes constitue toujours une expérience très enrichissante. Nous étions tout de même entre 250 et 300 étudiants venant de tous les horizons.

D’un point de vue pratique, comment as-tu financé ce voyage ?

L’UCL a pris en charge les billets d’avion ainsi qu’une partie des frais de notre séjour sur place. Le logement était quant à lui assuré par l’organisateur. Cette manifestation est donc accessible à tous les étudiants peu importe leurs revenus.

Encouragerais-tu cette expérience ?

Evidemment ! Pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, je ne peux que recommander activement aux étudiants intéressés de tenter l’expérience. Tous les participants de l’UCL ont d’ailleurs désiré la renouveler. C’est la meilleure preuve qu’il s’agit d’une expérience exceptionnelle !

Interview réalisée par Florence Jaspart, étudiante en seconde licence en communication orientation relations publiques et communication d'organisation

 

 

 

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| 28/11/2006 |