Réforme de l'Enseignement supérieur: approche de l'UCL

Enseignment superieur
Le Conseil académique de l'UCL vient d'approuver la position de l'université concernant la réforme de l'enseignement supérieur.

Ces dernières semaines, la presse a largement fait écho au projet de réforme de l’enseignement supérieur dans la fédération Wallonie-Bruxelles. En particulier, elle s’est attachée aux réactions en sens divers suscitées par un premier document du Cabinet Marcourt intitulé « non paper ». Ce document de travail présente la réforme comme un découpage sous-régional du paysage universitaire au sein de la fédération. En s’appuyant sur la réponse du Conseil des recteurs francophones (CRef) à ce « non paper », le recteur a édité, le 5 juin dernier, une note précisant l’approche de l’UCL dans ce dossier. En voici les principaux points:
  1. Aucune réorganisation ne peut se faire sans qu’une évaluation des effets de la réforme de 2004, dite de Bologne, ne soit réalisée. Toute réforme ne peut par ailleurs être pensée qu’en s’appuyant sur quelques grands principes fondés sur une vision d’ensemble.
  2. Dans ce contexte, l’UCL entend apporter sa contribution au débat en rappelant les grands axes de sa position. Le défi pour toutes nos universités reste d’assurer leur rayonnement international, fondé sur leur capacité de recherche libre et la qualité de leur enseignement, tout en participant au développement de leurs régions et pays.
  3. Cette tâche ne peut se développer qu’en partenariat avec les différentes hautes écoles librement associées aux Universités.
  4. La plus grande force des universités est la pensée critique. Celle-ci est indissociable de l’autonomie qui garantit la liberté académique, la liberté d’association et la liberté d’enseigner.
  5. Les universités doivent poursuivre leurs efforts d’attractivité internationale en matière d’enseignement et de recherche. Cette attractivité est favorisée par le développement d’universités complètes et multi-sites.
  6. Pour construire un enseignement de haut niveau, et une recherche reconnue internationalement, au service de la communauté, l’UCL reste disposée à discuter d’un projet d’enseignement et de recherche, au départ de valeurs communes à l’ensemble des institutions universitaires et d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en dépassant les intérêts partisans et toutes les formes de repli.

En conclusion, l’UCL ne peut se résoudre au sous-régionalisme car celui-ci annihile la dimension d’universalité propre à l’idéal universitaire. Elle défend la place des universités de rang mondial : en effet, comme le démontrent diverses études, dont notamment les rapports de la Banque Mondiale, ce sont ces universités-là qui participent au mieux au développement régional et national par leur rayonnement scientifique, social, économique et culturel. Dans sa stratégie, l’UCL est ouverte. Fidèle à ses valeurs et à ses engagements, elle respecte toutes les institutions avec lesquelles elle collabore. C’est dans ce cadre qu’elle prône la liberté d’association fondée sur une logique de projets communs qu’elle ambitionne de réaliser pour mieux servir la société.

Le Conseil académique de l’UCL s’est réuni le 4 juillet et souhaite affirmer son appui plein et entier à cette note du 5 juin. Il estime que cette note définit les priorités de l’Université dans le cadre du projet de réforme et balise très clairement les enjeux.

Vu l’importance de ces enjeux, le Conseil académique recommande à toute la communauté universitaire la lecture de cette note du 5 juin qui est intitulée «Réforme de l'Enseignement supérieur: approche de l'UCL».
 

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| 15/07/2011 |