L'UCL développe sa recherche sur le lupus et la polyarthrite

polyarthrite rhumatoïde
L’UCL a conclu une Chaire en rhumatismes inflammatoires et systémiques, soutenue par UCB Pharma. Cette Chaire s’attaque à deux maladies en particulier : la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé.
L’objectif de cette Chaire est d'améliorer le diagnostic pour la polyarthrite et de mettre au jour les mécanismes qui provoquent le lupus. Avec, dans les deux cas, la volonté d’apporter des traitements plus efficaces aux patients souffrant de ces maladies. 

Cette Chaire a été mise sur pied avec le concours de la Fondation Louvain et est coordonnée par les professeurs Frédéric Houssiau et Bernard Lauwerys du Pôle de rhumatologie de l’UCL. « Une reconnaissance de la qualité du travail des chercheurs UCL et une véritable opportunité pour développer des réponses supplémentaires en termes de diagnostic et de traitement des maladies rhumatismales inflammatoires ».

Contrairement à une idée répandue, la rhumatologie ne s’occupe pas uniquement des symptômes en rapport avec le vieillissement. Plus de 100 000 belges souffrent de maladies rhumatismales inflammatoires chroniques et souvent, il s'agit de jeunes adultes (principalement des femmes), voire des enfants. Les symptômes ? Gonflements articulaires mais aussi problèmes au niveau de la peau, des reins, du cœur ou du cerveau.

L’intérêt de la Chaire est double :

  • polyarthrite rhumatoïde : le diagnostic précoce des rhumatismes inflammatoires constitue un défi important : tout retard risque de provoquer des dégâts irréversibles. Actuellement, les chercheurs UCL ont déjà pu identifier des profils d’expression de gènes très différents en fonction de la pathologie. La prochaine étape ? Valider ces profils sur un grand nombre de patients afin d’aboutir au développement d’un « kit diagnostique ».
  • lupus érythémateux disséminé : cette maladie auto-immune se caractérise par la production d’ « auto-anticorps » qui provoquent les inflammations et donc le lupus. Les symptômes sont relativement faciles à détecter par contre, les mécanismes qui les déclenchent sont encore inconnus. Leur identification permettra de mettre au point des traitements plus ciblés.
| 9/05/2011 |