Simulation du tsunami qui a frappé le Japon

Tsunami au Japon
Des chercheurs UCL sont parvenus à modéliser la propagation du tsunami qui a frappé le Japon. En Europe l'UCL est l'une des seules universités à avoir réalisé ce genre de test.
Benjamin de Brye, Jonathan Lambrechts et Emmanuel Hanert, chercheurs à l’UCL, viennent de simuler la propagation du tsunami à l'aide du modèle océanique SLIM, développé depuis plus de 10 ans à l'UCL.

Leur objectif était de démontrer qu’une telle simulation permettrait de mettre en place un système d’alerte, pour prédire la deuxième phase d’un tsunami, en l’occurrence, son intensité et sa direction.

Concrètement, il y a donc moyen de prédire l'amplitude de l'onde d'un tsunami ainsi que le temps nécessaire pour qu'elle touche les zones côtières exposées. En ce qui concerne le Japon, si une telle modélisation avait été réalisée, on aurait pu prévenir les populations situées de l’autre côté du bassin Pacifique.

Ce type de simulation est assez rare. Seuls des chercheurs de la NOAA (Agence américaine d'étude de l'océan et de l'atmosphère) ont effectué de telles simulations dans les jours qui ont suivi le tsunami. En Europe, l’UCL est l'une des seules universités à avoir réalisé ce genre de simulation.

Le modèle SLIM (pour Second-generation Louvain-la-Neuve Icean ocean Model) utilisé pour la simulation permet de prendre en compte une large gamme d'échelles et ainsi de simuler l'interaction du tsunami à une échelle de quelques kilomètres, de même que sa propagation à travers l'Océan Pacifique dont l'échelle est de plusieurs milliers de kilomètres. (B.Dt.)

Par ailleurs, toute personne désirant aider les sinistrés du tsunami peut faire un don à la Croix-Rouge de Belgique.

| 18/03/2011 |