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Analyse de la crise politique belge, vue des Etats-Unis
Pour la première fois, la Belgique apparait comme un cas d’étude au sein du très respecté « United States Institute of Peace (USIP) » (Washington, US).
La dernière Peace Brief du USIP est consacrée à la Belgique… un fait loin d’être anodin. En quelques années, la Belgique est donc passée du statut d’Etat modèle - en ce qui concerne la coexistence pacifique de plusieurs communautés - au statut de cas d’étude, aux cotés d’Etats comme l’Irak, l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Iran ou encore l’Egypte.
Que ce soit dans les Balkans ou au Liban, la Belgique fut jusqu’il y a peu considérée comme un cas d’école, sur le plan constitutionnel notamment. L’organisation institutionnelle du pays était certes complexe, mais constituait aussi la preuve que des communautés distinctes pouvaient gérer les conflits qui les divisent par d’autres moyens que la violence. Valérie Rosoux, professeur à l’Institut de sciences politiques Louvain-Europe de l’UCL, est actuellement Senior Fellow au United States Institute of Peace. Elle s’est penchée sur le conflit politique belge, en compagnie de Jonas Claes, chercheur flamand au USIP. Ils ont constaté que l’ampleur et la longueur de la crise suscitent, de l’autre côté de l’Atlantique, incompréhension et scepticisme. Pourquoi une telle impasse ? Quels en sont les enjeux ? Que s’est-il passé en quelques années ?Les deux chercheurs belges ont donc entamé une réflexion conjointe sur le conflit politique belge. Cette réflexion a plusieurs intérêts :
Il ne s’agit à aucun moment d’évaluer la situation en termes de bons points ou de mauvais points. Il n’est pas non plus question de défendre les positions de telle ou telle partie en présence. Le but est d’éclairer un tableau qui est souvent qualifié de surréaliste à Washington.
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15/02/2011
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