|
Louvain-la-Neuve fête ses 40 ans
C'est le 2 février 1971 que la première pierre de Louvain-la-Neuve fut posée, en présence du Roi Baudouin. 40 ans plus tard, la ville universitaire a grandi, jusqu'à devenir l'un des acteurs majeurs du Brabant wallon.
"Aujourd'hui, la ville, c'est plus d'habitants que d'étudiants". Ce constat est sans doute le plus révélateur de l'évolution de Louvain-la-Neuve. Lors de la première rentrée universitaire en septembre 1972, le site ne comptait pratiquement que des étudiants, inscrits à l'UCL. Aujourd'hui, la ville accueille des gens de tous horizons : professeurs, étudiants, alumni, familles, entrepreneurs ou simples résidents, attirés par la convivialité des lieux et sa situation centrale en Brabant wallon.
« L'aventure entrepreneuriale ne fut pas un long fleuve tranquille », se rappelait la cheville ouvrière de la ville nouvelle, Michel Woitrin, lors d'une rencontre peu avant son décès : « On a pris des risques fous. Je voulais cette ville. On a pris des initiatives sans être couvert par l'autorité. Aujourd'hui, il n'y a plus personne qui oserait le faire. Et d'ailleurs, on n'y arriverait plus. La création de Louvain-la-Neuve, c'est ce qui est arrivé de plus important en Wallonie au cours de ces dernières décennies. Mais que d'obstacles il a fallu vaincre ! » (Le Soir – 1/02/2011) Pour André Ransart, actuel président de l’Association des habitants de LLN et ancien gestionnaire du transfert de l’UCL, la création de la ville fut aussi l’occasion de s’installer sur place et de découvrir de nouvelles terres : « ce n'était nullement une obligation de mon employeur, mais un choix personnel. Cela me plaisait. Il fallait certes avoir un peu l'esprit pionnier, mais il ne fallait pas oublier que nous avions tous alors encore cet esprit soixante-huitard, inconditionnels d'une vie en interaction. » (Le Soir – 2/02/2011) Enfin, à la question « quel est à présent votre projet pour Louvain-la-Neuve ? », Bruno Delvaux répond, sans hésiter : « garder son concept, tout en urbanisant et en densifiant les derniers espaces non bâtis, en intégrant les évolutions en matière de matériaux nouveaux et d'économie d'énergie. Parallèlement, nous poursuivrons le développement du parc scientifique à la fois pour permettre d'avoir sur le même site emplois et habitants. Ce qui résout les problèmes de mobilité et maintient sur le site des emplois durables basés sur l'innovation. » (Supplément Le Soir – 4/02/2011)(ID)
|
4/02/2011
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||