Des arômes à la dépollution de l'air, la chimie est partout

Expériences en chimie
Des légumes aux arômes en passant par les carburants verts, la chimie envahit notre quotidien, et ce, notamment grâce à la recherche qui permet sans cesse d’innover.
Le 27 janvier 2011, l’année internationale de la chimie sera officiellement lancée, à Paris, au siège de l’Unesco. L'occasion de rappeler que la chimie est omniprésente dans notre société et est à la base des plus grandes innovations de ces dernières années, tous secteurs confondus. L’UCL contribue à ces évolutions, par le biais de ses nombreuses recherches.

Istvan Marko vient de démontrer que des plantes, fruits ou légumes peuvent avantageusement remplacer des réactifs toxiques lors de transformations chimiques intéressantes pour les industries pharmaceutiques, agrochimiques, cosmétiques et des parfums. Cette découverte présente de nombreux avantages : ce nouveau procédé n'est pas nocif, contrairement à ceux utilisés aujourd'hui ; les déchets provenant de ces transformations "de chimie verte" peuvent être recyclés sous forme de compost ; enfin, ces réactifs "naturels" sont des produits de l'agriculture wallonne, donc favorise l'économie locale. Cette recherche s’inscrit donc dans le cadre du développement durable.

Benjamin Elias, jeune chercheur, se concentre sur la recherche d’une source de production d’hydrogène, alternative au pétrole. L’idée générale est d’utiliser l’énergie solaire (énergie lumineuse) pour produire de l’hydrogène au départ d’eau. Cette recherche s’inscrit donc dans le cadre du développement de sources d’énergie alternatives aux combustibles fossiles.

Eric Gaigneaux a développé des systèmes de dépollution de l’air, permettant l’élimination des composés organiques volatiles et des dioxines. Dans le même laboratoire, les résultats de Patricio Ruiz ouvrent en outre de belles perspectives de valorisation du CO² de l’air en le transformant à bas coût énergétique en alcools, … Cette recherche permettrait une nette diminution des coûts écologiques, si elle était appliquée par le monde industriel.

Joelle Quetin-Leclercq étudie les principes bioactifs des plantes afin d’élaborer de nouveaux médicaments. Son laboratoire identifie donc les molécules biologiquement actives de plantes principalement utilisées en médecine traditionnelle. Une fois les molécules identifiées et leur mode d’action étudié, les chercheurs tentent de repérer les parties de la molécule intéressantes à conserver pour des dérivés synthétiques.

Sonia Collin étudie la stabilité des arômes dans les aliments fermentés tels que le vin, le chocolat ou la bière. Le savoir-faire UCL se situe principalement à deux niveaux : une grande connaissance des voies de formation des arômes et une maîtrise de la structure des polyphénols, ces molécules naturelles aux propriétés exceptionnelles puisque modulant à la fois les qualités nutritionnelles, la couleur et l’astringence des aliments. (ID)

 

| 25/01/2011 |