Traitement prometteur pour l'hypertension artérielle

tensiomètre
Les Cliniques universitaires St-Luc ont présenté les résultats d'une étude clinique sur le traitement de l'hypertension artérielle. Une nouvelle thérapeutique, la dénervation rénale, présente des résultats prometteurs.
Première cause de décès dans le monde, les maladies cardiovasculaires sont notamment favorisées par l'hypertension artérielle. Dans une proportion non-négligeable de cas, celle-ci n'arrive pas à être réduite malgré les médicaments ou les moyens mis en oeuvre par le patient, notamment au niveau alimentaire.

Le Service de pathologie cardiovasculaire des Cliniques universitaires St-Luc applique depuis 2009 une nouvelle technique pour contrôler l'hypertension artérielle, la dénervation rénale. Il semble, en effet, qu'une hyperactivation du système sympathique en général et rénal en particulier contribue à l'appartition et au maintien de l'hypertension. La dénervation rénale consiste en l'interruption thérapeutique délibérée des fibres nerveuses relaiant les reins et le système nerveux central dans le but de diminuer l'activité du système sympathique rénal... et donc son rôle dans l'hypertension artérielle. Cette dénervation se fait par l'insertion d'un cathéter dans les artères rénales principales, sous anesthésie locale et sédation.

Les premiers résultats, révélés après un an de suivi des patients concernés et issus d'une collaboration entre la Clinique de l'hypertension artérielle du Pr A.Persu et l'Unité de cathétérisme et de cardiologie interventionnelle (Prs J.KEfer et J.Renkin), ont montré des résultats encourageants, sans complications significatives.

L'utilisation de cette technique pourrait aussi ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement d'autres facteurs associés à l'hypertension tels le diabète, également influencé par le système sympathique. (J.Cl.)

| 5/11/2010 |