Changements démographiques et biographies individuelles

encore des fleurs
Le Centre de recherches en démographie et sociétés publie le premier numéro d'une série "Démographies et sociétés" sur un thème inattendu, "L'évolution du calendrier de l'expérience de la mort au sein de la famille".
Expérience individuelle par excellence, la mort des proches peut aussi être analysée d'un point de vue démographique sur une période longue. C'est ce qu'a fait Antoine Pierrard, assistant à l'Institute of Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies, dans "L'évolution du calendrier de l'expérience de la mort au sein de la famille". Il cherche à montrer comment les changements démographiques agrégés se répercutent sur les biographies individuelles. 


Concrètement, l'analyse qu'il a faite de l'évolution de l'expérience de la mort des membres de la famille des générations françaises entre 1850 et 2000 révèle des tendances qui transcendent les cas individuels. Les résultats montrent que l'expérience de la disparition des ascendants est en nette augmentation au cours du 20e siècle et que, d'un autre côté, les durées de vie en présence des figures des parents se sont considérablement allongées. Toutefois, comme l'âge moyen de la maternité n'a cessé d'augmenter en France au cours du dernier quart du 20e siècle, le vieillissement relatif des parents n'arrive pas à être contrebalancé par les progrès de l'espérance de vie. C'est un des résultats publiés dans ce premier numéro de "Démographies et sociétés". (D.H.)

| 14/10/2010 |