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Bruxelles a son importance !
La Flandre et la Wallonie retirent de nombreux avantages de l’existence de Bruxelles. Un constat qui va à l’encontre d’un sentiment largement partagé, qui veut que Bruxelles soit un poids pour le reste du pays.
Ce constat est établi par Isabelle Thomas et Jacques-François Thisse, respectivement géographe et économiste à l'UCL. Ils publient les résultats de leur recherche "Bruxelles au sein de l'économie belge : un bilan" dans Regards économiques
, édité par l'IRES.
La Wallonie, région productive qui s'est appauvrie, et la Flandre, entité timide devenue prospère. C'est au travers de cette vision réductrice que l'on appréhende souvent l'histoire économique de la Belgique. Or "ni la Flandre ni la Wallonie ne peuvent être résumées par un point, affirment Jacques-François Thisse et Isabelle Thomas. "Chacune possède un territoire au sein duquel se déploient les activités qui y sont entreprises. Qui plus est, cette géographie binaire oublie un 3e "point, à savoir Bruxelles relèvent-ils dans leur étude. Les flux des navetteurs de Flandre et de Wallonie montrent que Bruxelles fournit beaucoup de travail aux habitants des régions limitrophes. "Une grande ville est comme une sorte d'aimant agissant aussi bien sur les entreprises que sur les ménages et les travailleurs", écrivent les deux auteurs. Et de surenchérir, "la région de Bruxelles-capitale (RBC) contribue plus que proportionnellement à la richesse de la Belgique, avec une part importante de cette richesse qui n'est pas retournée à ses habitants". Selon l'analyse de Jacques-François Thisse et d'Isabelle Thomas, "il devrait être possible de convaincre les décideurs des deux côtés de la frontière linguistique qu’une meilleure gouvernance du Grand Bruxelles va dans l’intérêt de tous". Une fragmentation politique et économique plus poussée nous ferait rentrer dans un jeu à somme négative dans lequel il n’y aurait que des perdants, quand bien même certains perdraient peut être moins que d’autres. (ID) Plus d'infos sur l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) de l'UCL.
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13/07/2010
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