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L'UCL et XYLOWATT testent l'énergie verte de demain [22/06]
L’UCL et la spin-off XYLOWATT (xW : leader européen des centrales de cogénération par gazéification de biomasses) ont développé une collaboration nouvelle autour de plusieurs axes :
Une spin-off, résultat concret d’une recherche universitaire, c’est assez classique. Par contre, une spin-off qui se tourne vers une université pour susciter de nouvelles recherches, c’est plus rare, voire innovant. C’est la démarche de xW (spin-off UCL), en sollicitant l’Institut de mécanique, matériaux et génie civil de l’UCL. L’objectif ? Permettre à l’entreprise de bénéficier du vivier de recherches que représente le milieu universitaire pour appuyer ses innovations en matière de gazéification ; tandis que l’UCL tire profit du matériel de pointe (basé sur un réacteur dérivé de la technologie NOTAR®) développé par xW pour progresser dans sa recherche scientifique. La collaboration entre l’UCL et xW s’est renforcée par la mise en service d’une plate-forme de gazéification, représentant un investissement de plus de 400 000 €, en grande partie financé par la Région wallonne. Côté UCL, cette machine constitue un outil exceptionnel au niveau européen (en général, la recherche se fait sur des modèles réduits). Grâce à ce gazéifieur pilote, les étudiants et chercheurs UCL auront l’opportunité de confronter les simulations qu’ils réalisent à l’aide de modèles mathématiques, à la réalité et ainsi, réaliser des tests grandeur nature, directement transposables au monde de l’industrie. De quoi renforcer le pôle d’excellence de l’UCL en matière de biomasses et de gazéification. Côté xW, cette collaboration permet de tester le comportement de nouvelles biomasses et donc de développer de nouvelles applications, toujours plus durables, afin de diversifier son offre. Une démarche visiblement appréciée par ses clients puisque les demandes de développement affluent. Plusieurs premières se dégagent déjà de cette collaboration fructueuse. Grâce au nouveau gazéifieur, l’UCL et xW ont réalisés de premiers tests concluants dans la transformation des boues d’épuration, en électricité. Concrètement, il s’agit d’abord de sécher les boues provenant de l’assainissement des eaux usées urbaines (stations d’épurations). Cette matière est ensuite transformée en gaz (via le gazéifieur), qui lui-même est transformé en électricité. A terme, une seule machine permettra de traiter les boues de 180 000 habitants et ainsi produire de l’électricité à grande échelle. xW travaille également, toujours en partenariat avec l’UCL, sur le développement d’un nouveau réacteur capable d’alimenter les fours des verreries. Le but ? Réduire drastiquement la production de CO2 de ces industries, et surtout, faire baisser la quantité de CO2 que l’on retrouve actuellement dans nos bouteilles en verre. Enfin, l’UCL et xW veillent à développer des technologies applicables dans les pays en voie de développement. La plate-forme servira donc aussi de base pour développer un réacteur simplifié (mais tout aussi performant que la technologie de xW), qui permettra à plus de 2 milliards d’habitants d’avoir, eux aussi, accès à l’électricité. L’idée est de faire fonctionner ce réacteur avec des sources d’énergie locales telles que le coton ou le bambou.
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21/06/2010
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