Tous les radicalismes ne se valent pas

main qui donne
Le fondamentalisme religieux a ceci de particulier que sa dimension agressive est couplée à des préoccupations à caractère altruiste. Experts belges et internationaux présentent leurs travaux à Louvain-la-Neuve.
Radicalisme politique (notamment celui de l’extrême droite) et radicalisme religieux pourraient être distincts sur le plan de l'attitude face aux autres. C'est ce qui apparaît au travers des recherches menées par l'Action de recherche concertée UCL (ARC) « Fondamentalisme religieux, dogmatisme et radicalismes : Dynamiques internes et régulation sociale » qui réunit des équipes en psychologie de la religion, psychologie du développement, droit et religions ainsi que criminologie. La dimension agressive du fondamentalisme religieux se double en effet de préoccupations altruistes, absentes du radicalisme politique. 

Ce groupe de chercheurs organise, ce 10 juin, son workshop annuel sur le thème « Religious fundamentalism at the interplay of violence and altruism ». Les chercheurs présenteront leurs travaux et discuteront avec des experts internationaux et belges. Parmi les questions traitées : que dit la psychologie ou le droit sur la prétention selon laquelle nous pouvons facilement faire la distinction entre condamner les actes ou les idées et aimer les personnes? Comment traiter juridiquement le discours de la haine qui s'appuie sur des préceptes religieux pour se justifier ? Par quels mécanismes psychologiques le fondamentalisme religieux peut-il se distinguer d’autres types de radicalismes, si distinction il y a ?

| 7/06/2010 |