L'UCL fait une découverte importante liée au fonctionnement du cerveau [2/06]

Un groupe de chercheurs de l’UCL a fait une découverte importante liée au fonctionnement du cerveau humain. L’équipe dirigée par les professeurs André Goffinet et Fadel Tissir (Institut de Neuroscience) a identifié deux gènes jouant un rôle essentiel dans la circulation du liquide céphalorachidien (liquide qui protège notre cerveau). Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans la compréhension du fonctionnement du système nerveux et permettra de mieux comprendre certaines défaillances de notre cerveau

Le liquide céphalorachidien dans lequel baigne notamment le cerveau a pour fonction d’amortir les mouvements et les chocs qui pourraient l’endommager. Ce liquide, qui circule dans de petites cavités appelées ventricules cérébraux, est renouvelé plusieurs fois par jour. Les obstacles à sa circulation conduisent à l’hydrocéphalie (dilatation des ventricules qui exercent une pression sur le cerveau), une pathologie fréquente chez l’homme. Ce sont les mécanismes liés à cette pathologie que les chercheurs UCL sont parvenus à identifier[1].

L’équipe de chercheurs UCL a, dans un premier temps, observé que l’hydrocéphalie est provoquée par le mauvais fonctionnement de « cils mobiles », censés assurer la bonne progression du liquide céphalorachidien. Elle a ensuite identifié deux protéines (Celsr2 et Celsr3), jouant un rôle important dans le fonctionnement de ces cils mobiles : chez la souris, lorsque Celsr2 et Celsr3 sont déficientes, cela entraîne un dysfonctionnement des cils, soit une mauvaise circulation du liquide céphalorachidien. Cette circulation perturbée provoque une augmentation de la pression intracrânienne et une dégénérescence du tissu nerveux. Résultat ? On assiste à une hydrocéphalie et la mort de l’animal (avant l’âge du sevrage).

La découverte des chercheurs UCL permet de mieux appréhender le fonctionnement du système nerveux et en particulier la pathologie de l’hydrocéphalie. Cette recherche a, par ailleurs, été publiée en couverture de la prestigieuse revue internationale Nature Neuroscience (juin 2010) : http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/abs/nn.2555.html

[1] Cette recherche n’a été effectuée, jusqu’à présent, que sur des modèles animaux

 

| 2/06/2010 |