Ce lundi 31 mai est la journée idéale pour rappeler les recherches en cours à l'UCL, pour lutter contre les ravages du tabac.
Une vingtaine de chercheurs et professeurs UCL sondent les maladies liées au tabac, à la recherche de nouvelles thérapies ou de nouveaux enseignements. Dans le cadre de cette journée de lutte contre le tabac, l'UCL a présenté à la presse trois recherches présentant des résultats prometteurs:
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Véronique Godding a mené une recherche sur le sevrage des bébés intoxiqués par leur maman fumeuse, durant la grossesse. Ses travaux ont permis d'établir que la nicotine et le monoxyde de carbone présents dans la fumée inhalée passent dans la circulation fœtale et interagissent avec le cerveau fœtal. Elle a réalisé des examens sur des bébés exposés au tabac et sur d'autres bébés sains. Résultat : seuls, les nouveau-nés de mères fumeuses présentaient de sérieux symptômes de manque durant leurs cinq premiers jours de vie. Véronique Godding travaille actuellement à la rédaction de recommandations pour l’arrêt tabagique durant la grossesse.
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Le cancer bronchique à petites cellules (CBPC) est principalement lié au tabagisme et représente le sous-type de cancer broncho-pulmonaire le plus agressif dans son comportement clinique : seuls 5 % des patients survivent endéans cinq ans. Sebahat Ocak et son équipe ont analysé certaines anomalies génétiques impliquées dans le développement et/ou la progression du CBPC. Leurs analyses ont mené à la découverte d’une activation accrue de protéines (FAK) en surnombre et contribuant à la progression cancéreuse dans le CBPC. Sebahat Ocak s'est alors employée à contrer ces protéines par une drogue appelée PF-228. Résultat : cette drogue diminue l’adhésion et la prolifération des cellules issues de CBPC, suggérant leur potentiel thérapeutique.
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La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une grave maladie respiratoire liée dans 80-90% des cas au tabac. Elle mène à une perte inéluctable des capacités pulmonaires et parfois au décès. 20 à 25% des fumeurs développent la maladie, mais les facteurs expliquant que seuls certains fumeurs la développent et d’autres pas, sont méconnus. Charles Pilette a pu prouvé, grâce à ses recherches, qu’un déficit de production d’anticorps (les immunoglobulines A (IgA)), tapissant normalement nos muqueuses pour les protéger des bactéries ou virus, favorise le développement d’une inflammation bronchique chronique chez certains fumeurs. Ce processus est dû à la production d’un facteur. Cibler ce facteur pourrait constituer une stratégie pour restaurer les mécanismes de défense chez des sujets à risque, dans un but de traitement voire de prévention de la BPCO.
Consciente des difficultés qu’éprouvent certains travailleurs dans l’application de la loi d'interdiction de fumer sur les lieux de travail, l’UCL souhaite rester ouverte au dialogue et propose des aides. A découvrir.