Inauguré le
vendredi 19 mars prochain, le Louvain Centre for Toxicology and Applied Pharmacology (LTAP – Woluwe) donnera la parole à quelques spécialistes, les uns actifs à l’UCL, les autres mondialement reconnus. Né dans la foulée de la restructuration de la recherche à l’UCL,
le LTAP développe une expertise unique en Belgique. Il réunit une trentaine de chercheurs – toxicologues, pharmacologues, bioingénieurs, biologistes, pharmaciens, médecins… - qui partagent une même préoccupation :
étudier les interactions entre l’homme et les substances chimiques. Ce nouveau centre s’intègre dans l’Institut de recherche expérimentale et clinique (IREC), un des cinq Instituts du secteur des sciences de la santé, qui mène, des recherches fondamentales et cliniques, du laboratoire au lit du patient, et vice-versa.
Evaluation du risque, substances chimiques, poumon, bio-marqueurs, prévention, monitoring thérapeutique, mucoviscidose, nanotoxicologie, biomonitoring, réponses aux toxiques et aux médicaments, … : ces mots-clés résument les activités du LTAP. De façon plus détaillée, les recherches portent sur :
-
les défaillances d’organes (foie, rein, cerveau…) lors d’intoxications aiguës par des médicaments ou des substances illicites
(Philippe Hantson – 02 764 27 55 - Philippe.Hantson@uclouvain.be)
-
L’adaptation des posologies des médicaments et le développement d’outils permettant de déduire la dose efficace…
(Pierre Wallemacq – 02 764 67 20 - Pierre.Wallemacq@uclouvain.be)
-
…et l’étude de la façon dont les variations génétiques interviennent dans la réponse clinique aux médicaments ou aux substances toxiques (ex d’une recherche en cours : les liens entre les médicaments antirétroviraux et les caractéristiques génétiques)
(Vincent Haufroid – 02 764 67 25 - Vincent.Haufroid@uclouvain.be)
-
Le développement des méthodes de métabolomique en toxicologie et pharmacologie. Les chercheurs tentent de définir « l’empreinte » des substances chimiques sur le système biologique
(Jean-François Heilier – 02 75 53 33 - jean-francois.heilier@uclouvain.be)
-
La mesure, dans un but d’évaluation des risques sanitaires, de l’exposition aux substances chimiques via l’analyse du sang, de l’urine, des cheveux, etc. Ce type d’analyse est particulièrement précieux en milieu du travail. (Ex : une recherche en cours étudie les effets de l’exposition au cobalt sur le cœur). L’évaluation des risques chimiques en milieu du travail est une des spécialités reconnues du LTAP en Belgique
(Perrine Hoet – 02 764 53 41 -perrine.hoet@uclouvain.be)
-
Dans la même ligne, une étude porte sur la surveillance de l’impact des pesticides sur la santé et de leurs liens avec le cancer. A partir de l’ensemble des résultats de recherches publiés dans la littérature mondiale, elle tente d’établir une définition quantitative du risque
(Geneviève Van Maele – 02 764 53 40 - genevieve.vanmaele@uclouvain.be)
-
L’étude de la mucoviscidose et la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques. Teresinha Leal a développé une approche particulièrement originale permettant d’intégrer des résultats obtenus tant en laboratoire qu’au chevet du patient. Bel exemple de recherche « from bench to bed » qui sera présenté ce 19 mars
(Teresinha Leal – 02 764 67 24 - Teresinha.Leal@uclouvain.be)
-
De son côté, François Huaux établit des modèles expérimentaux pour mieux comprendre les mécanismes de l’inflammation et de la fibrose pulmonaires induits par des substances toxiques, l’objectif étant de développer des tests simples pour apprécier la toxicité de nouvelles substances et d’améliorer la prise en charge du patient. Le travail est de longue haleine : il a fallu 15 ans pour établir les modèles expérimentaux
(François Huaux – 02 764 3 39 - Francois.Huaux@uclouvain.be)
-
Le développement d’outils sensibles permettant de dépister les effets toxiques de façon non invasive, en particulier dans les poumons. Les toxiques présents dans l’air méritent au moins autant d’attention que ceux présents dans l’alimentation. Alfred Bernard vient de mettre au point un 2e outil, un bio-marqueur qui mesure une protéine dans le sang (20 ans de travail…). Les outils qu’il développe permettent de mener des études épidémiologiques, notamment dans les écoles. Le but est, une fois encore, de pointer les facteurs de risque et de développer la prévention.
(Alfred Bernard – 02 764 53 34 - Alfred.Bernard@uclouvain.be)
-
Enfin, quelle est la toxicité des particules et nano-particules inhalées ? Dominique Lison tente de comprendre pourquoi elles sont dangereuses
(Dominique Lison – 02 764 53 31 - dominique.lison@uclouvain.be)
Le LTAP est financé par différents pouvoirs subsidiants – FNRS, Politique scientifique fédérale, programmes européens, etc. – mais le créneau dans lequel il se situe est trop souvent délaissé parce qu’il est perçu comme ne participant pas à la recherche industrielle. « Notre rôle est d’aider à orienter la production industrielle en amont, pas en aval, quand il est trop tard » insiste Dominique Lison.
Le Louvain Centre for Toxicology and Applied Pharmacology sera inauguré à l’occasion d’un symposium, le vendredi 19 mars à 14h, auditoire Maisin, 50 avenue Mounier à 1200 Bruxelles. Informations et inscriptions au symposium : Patricia Bamps, 02 764 53 30, patricia.bamps@uclouvain.be, http://www.toxi.ucl.ac.be/siteweb4/index2.html.
Informations pour la presse : Pr Dominique Lison - 02 764 53 31 dominique.lison@uclouvain.be.
|
Note pour la presse : la vocation du LTAP est d’apporter une expertise aux pouvoirs publics et aux industriels, pas aux particuliers.