Etude sur la qualité de l'enseignement secondaire

Enfants à l'école
L’enseignement en Belgique est un des plus inégalitaire au monde. La réussite scolaire est fortement dépendante de l’origine sociale des élèves. 
C'est le constat de Jean Hindriks (UCL) et Marijn Verschelde, auteurs d'une étude* sur l'enseignement secondaire. Leur recherche s’appuie sur les données de l’enquête PISA 2006 avec un échantillon de 4125 élèves dans 269 écoles flamandes et 2211 élèves dans 176 écoles francophones.  

Cette étude révèle, notamment, que c’est la sélection entre écoles et filières qui contribue à faire de notre enseignement un des plus inégalitaire au monde. Des deux côtés de la frontière linguistique, les niveaux de ségrégation sociale sont les plus élevés d’Europe. Une ségrégation qui se fait à la fois entre filières et entre établissements scolaires. La Communauté française a le taux de ségrégation sociale le plus élevé au monde derrière la Hongrie et le Mexique. Pour remédier à cette situation, il faudrait déplacer plus de 40% des élèves de familles modestes pour obtenir une véritable mixité sociale. La moitié des élèves se trouve reléguée dans des filières techniques ou professionnelles dont les performances sont nettement inférieures à la filière générale.

Autre constat : l’enseignement en Communauté flamande surclasse l’enseignement francophone dans chacune des filières d’enseignement. Plus surprenant encore, l’enseignement technique flamand atteint un niveau comparable à l’enseignement général francophone. En clair, un élève flamand inscrit en enseignement technique a plus de chance de réussir son année qu'un élève francophone, en filière générale. La Communauté flamande arrive donc à hisser son enseignement technique au niveau de l’enseignement général francophone.

*Etude réalisée dans le cadre du Regards économiques de février 2010 de l'IRES (Institut de recherches économiques et sociales)

| 10/02/2010 |