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Le parcours
En 1425, une volonté commune de créer une université à Louvain rassembla le duc de Brabant, le chapitre collégial de Saint-Pierre et les édiles de la Ville. Le 9 décembre, la bulle Sapientie immarcessibilis, signifia, sous l'autorité du pape Martin V, la naissance de l'Université. L’Université répondit aux besoins du monde moderne en gestation. Jusqu'à la fin du 18e siècle, elle forma la plupart des hauts fonctionnaires, des légistes, des magistrats, des avocats et des médecins des Pays-Bas (successivement bourguignons, espagnols et autrichiens). Elle participa aussi à l'émancipation du sujet moderne à la fin du 15e siècle. Vésale, Mercator et bien d'autres vinrent à Louvain animés d'objectifs scientifiques. L’humanisme, éclairé par l’exemple d’Erasme qui séjourna plusieurs années à Louvain, nourri de la présence de chercheurs de toutes origines européennes comme l’Espagnol Vives, et servi par l’outil remarquable du Collège des Trois Langues fondé en 1518, produisit des résultats considérables durant tout le 16e siècle, et notamment l’oeuvre de Juste Lipse.
L’incorporation des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège à la France aboutit, en 1797, à la fermeture de l'Université. Elle fut reconstituée sous la forme d’une Université d’Etat en 1816 (au temps du Royaume des Pays-Bas) puis refondée comme Université catholique en 1834, après l'Indépendance de la Belgique. Associant étroitement l’enseignement et la recherche, l'Université catholique de Louvain créa cinq nouvelles facultés (s'ajoutant aux cinq de 1834), des instituts, des écoles spéciales, des laboratoires et des séminaires et prit en charge des cliniques et des hôpitaux. Chaque génération depuis 1880 compte, dans chaque discipline, des personnalités scientifiques de rang international.
La reconnaissance au niveau mondial fut également marquée par la part sans cesse croissante des étudiants étrangers, la fondation de l’université Lovanium au Congo et la multiplication de foyers de réflexion et d’échange avec les autres continents. La fédéralisation progressive de la Belgique et l'autonomisation des communautés linguistiques conduisirent à l'institution en 1970 de deux Universités indépendantes, fille d’une seule histoire. L’Université catholique de Louvain se transféra vers le Brabant wallon et Bruxelles, en créant Louvain-la-Neuve et l'UCL-Bruxelles à Woluwe Saint-Lambert.
Constituée le 29 juin 2004 en vertu du décret organisant l’enseignement supérieur, l’Académie universitaire Louvain regroupe les Facultés universitaires catholiques de Mons, les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur, les Facultés universitaires Saint-Louis et l’Université catholique de Louvain.
Le 8 mars 2006, l’UCL et un ensemble de Hautes Ecoles se sont associées en un Pôle de l'enseignement supérieur. Le passage de l'enseignement au système de Bologne a débuté en 2004. En 2005, l'Université a lancé sous le terme de Plan de développement un vaste processus d'appropriation des défis du monde globalisé. Le 12 mars 2007, les recteurs des quatre universités membres de l'Académie Louvain - les Facultés universitaires Saint-Louis, les Facultés universitaires catholiques de Mons, les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix et l'Université catholique de Louvain - ont annoncé que l'intégration des quatre universités conduirait à la création d'une nouvelle université dans un délai de trois ans. Ces 4 universités formeront une nouvelle Université catholique de Louvain, chaque site adoptant une dénomination spécifique à déterminer. L'objectif est de renforcer la visibilité internationale tout en développant l'ancrage local et régional.
Le 23 mars 2009: Pour la première fois de l’histoire de l’université, le recteur de l’UCL a été élu au suffrage universel pondéré, toutes les catégories de personnel et les étudiants étant appelées à exprimer leur choix. En outre, le système de vote électronique qui a permis de mener l’élection à bien est tout à fait inédit, à cette échelle: conçu et appliqué par le groupe CRYPTO du Laboratoire de microélectronique (Ecole polytechnique de Louvain), il permet à chaque électeur de vérifier que le résultat de l’élection est correct.
Les 28 et 29 avril 2009, la K.U.Leuven et l’UCL accueillent, au nom du Benelux, la Conférence des ministres de l’éducation européens qui organise le suivi de la Déclaration de Bologne. Tout un symbole : d’abord, parce que l’accueil est transnational, à l’image de cette réforme qui tend à abolir les frontières, ensuite, parce que les deux universités sœurs, comme celle de Bologne, sont parmi les plus anciennes d’Europe. Après Prague en 2001, Berlin en 2003, Bergen en 2005 et Londres en 2007, les ministres européens de l’éducation feront donc le point sur la réforme de Bologne, à Louvain et Louvain-la-Neuve. En janvier 2010, l'UCL se dote d’un nouveau règlement organique. Elle s’organise désormais en trois secteurs, 13 facultés et 21 instituts. Depuis le 1er juillet 2010, une nouvelle faculté (LOCI) rassemble les Instituts supérieurs d’Architecture Saint-Luc de Bruxelles et de Tournai, les Unités d’architecture et d’urbanisme, attachées jusqu’alors à l’Ecole polytechnique de Louvain. Cette intégration, qui découle d’un décret de la Communauté française, permet la pleine reconnaissance universitaire de l’enseignement de l’architecture. Les spécificités de cette nouvelle faculté de l’UCL ? Elle est la seule en Communauté française à associer les études d’architecture, d’ingénieur architecte et d’urbanisme ; elle se démarque par son expertise en architecture durable; et elle se décline en 3 sites (Bruxelles Saint-Gilles, Louvain-la-Neuve et Tournai).
Après l'échec de la fusion des partenaires de l'Académie Louvain en décembre 2010, l'UCL et les FUCaM prennent la décision de fusionner à partir du 15 septembre 2011.
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9/09/2011
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