Une clôture pour protéger la régénération naturelle

feuille arbre
Lors de vos promenades et visites dans le Bois, vous avez très certainement eu l'occassion de découvrir une parcelle forestière clôturée. A quoi sert ce dispositif ?
Le renouvellement des peuplements forestiers s’effectue traditionnellement par plantation ou par ensemencement naturel. Cette dernière méthode est parfois intéressante dans la mesure où elle permet d’éviter de mettre brutalement le sol à nu, favorise des arbres bien adaptés au contexte stationnel et évite d’importants coûts de plantation.

Depuis maintenant un an, vous avez pu remarquer, près du golf, une zone du bois du Lauzelle entourée d’une clôture. Il s’agit en fait d’une parcelle d’étude dont le but est de protéger les jeunes semis de chêne sessile de la dent du gibier.

En effet, le Bois de Lauzelle compte approximativement une quarantaine de chevreuils qui se nourrissent de ronces et autres végétaux dont de jeunes pousses d’arbres (il s’agit de l’abroutissement) ; menaçant parfois la dynamique naturelle. Cette clôture sera retirée d’ici quelques années lorsque les jeunes chênes auront atteint une dimension suffisante (2,5 mètres de hauteur environ).

Les étudiants en 1ère année de master en gestion des forêts et des espaces naturels y ont effectué des travaux pratiques durant le mois d’octobre. Ils ont échantillonné la parcelle et y ont notamment identifié les espèces suivantes : chêne sessile (Quercus petraea), hêtre commun (Fagus sylvatica), sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia), bouleau verruqueux (Betula verrucosa), pin sylvestre (Pinus sylvestris).

La densité des jeunes chênes sessiles est proche de 21 arbres au m², ce qui laisse à penser que, dégagé de la forte concurrence de la fougère-aigle, l’avenir du peuplement est assuré.

Les étudiants du master bioingénieur en gestion des forêts et des espaces naturels

| contact : Olivier Baudry