Portraits d'anciens à l'international

Anciens de l'UCL, ils sont plusieurs à souhaiter retrouver d'autres qui comme eux, sont alumni de l'UCL et vivent à l'étranger. Ils se présentent à vous pour créer un réseau des anciens dans leur ville d'adoption. Alors n'hésitez pas à prendre contact avec eux si vous êtes dans leur cas ou si vous connaissez quelqu'un qui l'est! Le réseau des anciens diplômés de l'UCL a d'autant plus de valeur et d'intérêt pour les alumni qui sont loin de chez eux, coupés de leurs racines. Par solidarité et esprit "louvaniste", aidez-les à nouer des contacts sur place!

Vincent Bouillon, diplômé de la FSA à l'UCL en 2003, vit actuellement à Madrid en Espagne. Il est originaire du sud de la province du Luxembourg (Arlon) où il a vécu avec ses deux frères. A 29 ans, il s'apprête à présent à se marier avec une espagnole originaire de Madrid.

Vincent Mestdagh, ingénieur civil architecte promotion 2000, vit à Toronto au Canada depuis plusieurs années. Marié et père d'une petite Maëlle née au Canada. Il travaille actuellement chez Firestone Builfing Products.

Un alumni à Madrid

En 2003, son diplôme d'ingénieur civil en électromécanique (orientation mécatronique) en poche, Vincent Bouillon ne trouve pas tout de suite du travail. Comme la région wallonne propose à l'époque des bourses pour apprendre les langues à l'étranger, il décide de partir à Dublin. Il approfondit l'anglais, atout pour son avenir professionnel, et rencontre une espagnole... De fil en aiguille, il se retrouve à Madrid.

Ne connaissant rien à l'espagnol,  c'est en travaillant dans un bureau d'architecture où il dessinait en Autocad qu'il apprend la langue. Son deuxième boulot sur place était ingénieur technico-commercial pour l'Afrique dans une société de communications aéronautiques. Pendant 3 ans, il a pu ainsi découvrir l'Afrique et le monde aéronautique tout en perfectionnant son espagnol. A présent, Vincent Bouillon travaille dans l'entreprise MAESSA, spécialisée dans les montages industriels, à la Direction générale mécanique, où il travaille à étudier des spécifications techniques des clients pour établir des offres commerciales à l'international.

Plus qu'une expérience d'expatrié, Vincent Bouillon s'est intégré à Madrid pour y faire sa vie, mais revient fréquemment en Belgique (3 ou 4 fois par an). Les débuts ont été marqués par quelques anecdotes et différences culturelles qui ne l'ont pourtant pas découragé. A son arrivée, les espagnols ne le comprenaient tout simplement pas: entre l'anglais que les espagnols ne maîtrisent pas (même un "one coffee please" ne passait pas) et son sens de l'humour qui était mal interprêté, Vincent a aussi découvert que les espagnols ne parlent pas.... Ils crient! Mais avec le temps, ces petites différences se découvrent et s'apprécient mutuellement.

De ses années à Louvain-la-Neuve, Vincent Bouillon garde le souvenir de la vie insouciante des étudiants, le rythme tranquille et agréable de la ville et les soirées entre co-koteurs ou dans les cercles. En tant qu'ancien de l'UCL, il souhaite retrouver d'autres alumni à Madrid pour pouvoir ... décompresser de temps en temps en côtoyant des personnes de même origine et de même langue. Et puis, il est toujours utile d'élargir son réseau de connaissances tant au niveau de la richesse relationnelle que d'un point de vue professionnel.

Vous connaissez un ancien de l'UCL qui habite dans la région de Madrid ? Faites-le savoir à    et inscrivez-vous dans l'annuaire en ligne en précisant votre région. 

Un alumni à Toronto

Vincent Mestdagh a entrepris des études d’ingénieur civil architecte à l'UCL, d'où il est sorti en 2000. Il s'est prêté aux jeux des questions-réponses que nous lui avons proposé. 

Ses plus beaux souvenirs à l'UCL
Un de mes plus beaux souvenirs est la collaboration entre les étudiants qui était renforcée par les voyages d’études annuels et les travaux de groupe qui nécessitaient souvent des longues journées (et parfois nuits) de travail pour leur finalisation. Bien que le stress était présent, l’envie d’une réussite commune était forte.
Aussi, la vie en kot m’a apporté une ouverture d’esprit car il y avait mélange entre des personnes étudiant dans différentes facultés. Cela était très enrichissant car induisait de nombreuses discussions autour d’un, voire des verres…pour s’apercevoir qu’un problème ne peut être maîtrisé que par divers angles d’approche.
Ces échanges d’idées pendant lesquels on refaisait parfois le monde me rappellent que LLN est un endroit où l’art de la fête est unique et aucune place au monde ne peut rivaliser. Cela faisait aussi partie de l’apprentissage de la vie
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Les raisons de son expatriation
Nous avions depuis longtemps l’envie de faire une expérience à l'étranger qui durerait plus de une ou deux semaines, durée habituelle de mes voyages professionnels. A la fin de sa thèse à l’ULG, mon épouse a été invitée pour faire un post-doctorat en microbiologie alimentaire à l’université Laval à Québec.
Nous sommes donc arrivés au Canada comme les premiers immigrants européens il y a plus de 400 ans, soit par la ville de Québec, surplombant le fleuve St-Laurent, ancienne porte d’entrée du continent Nord-Américain via les grands lacs. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir une proposition d’emploi au siège canadien de la société pour laquelle je travaillais en Europe. Ensuite, c’est mon employeur qui m’a demandé de nous relocaliser à Toronto, à 9h de route de notre point d’arrivée. Mon épouse a alors commencé un autre post-doctorat à l’université de Guelph.

Sa situation priofessionnelle
Je travaille comme directeur technique et formations pour Firestone Building Products, fabriquant de matériaux pour enveloppes de bâtiments et étanchéité de bassins, pour le marché canadien. Firestone Building Products est une des nombreuses filiales du fabricant de pneumatiques Bridgestone Firestone. Nos usines fabriquent de l’isolant polyisocyanurate, des membranes d’étanchéité de toute type (communément appelée ‘’roofing’’ en Belgique lorsqu’appliquées en toiture) et du revêtement métallique.
Mon département est responsable de la formation des entrepreneurs qui utilisent nos produits, de l’assistance sur chantier et de la bonne exécution des travaux lorsqu’une garantie du fabricant est demandée par le maître d’œuvre. A cela s ajoute l’obtention et la maintenance des approbations techniques fédérales et provinciales pour l’usage des produits, la participation à divers comités techniques dans le but d’améliorer les performances des enveloppes des bâtiments ainsi que le développement et tests à échelle réelle. De plus en plus, l’environnement est pris en compte car ces nombreuses étendues que sont les toitures plates, autrefois uniquement source potentielle d’infiltration d’eau, deviennent sources d’économie, voir de production, d’énergie par l’usage de membranes réfléchissantes ou panneaux photovoltaïques.

La durée de son expatriation et les retours en Belgique
Nous n’avons pas de date de retour prévue et tout dépendra des opportunités qui se présenteront. Nous pensons rester au Canada encore quelques années pour revenir en Europe par la suite. Et dire que nous partions pour un an…
En moyenne, nous revenons 1 fois par an en Belgique. Souvent à l’occasion de fêtes familiales ou les fêtes de fin d’année. Nous essayons de garder aussi du temps libre pour découvrir ce formidable continent et notre liste de choses à voir ou à faire est encore longue!

Son souhait de retrouver d'autres anciens de l'UCL à Toronto
Même s’il est plutôt facile de s’intégrer à la population locale, je crois qu’il y a certaines choses que nous avons en commun, que cela soient nos origines ou bien les défis de l’expatriation, qui pourrait nous rassembler et permettre de nous entre-aider.
Selon les envies des futurs membres, les activités de retrouvailles pourraient se résumer à quelques soupers par année ou bien à des activités de tout type à un rythme plus soutenu. Nous pourrions aussi devenir un point de contact pour les étudiants UCL de passage.

Ses anecdotes en arrivant au Canada?
- Lorsque nous préparions notre itinéraire pour notre premier trajet en voiture, la carte indiquait de nombreux dépanneurs et nous trouvions cela assez sécuritaire parce que nous allions faire la route en plein hiver. Nous avons été surpris de découvrir que les dépanneurs ne sont en rien pour les voitures mais pour les personnes car il s’agit de petites surfaces alimentaires ouvertes 24h sur 24h.
- A Québec, les gens pensaient que nous étions Français lorsqu’ils nous entendaient parler. Ils reconnaissent le français européen mais ne font pas la distinction entre les différents accents présents en Europe. Aussi, les gens dans les commerces et restaurants nous ont souhaité de bonnes vacances pendant plus d’un an car pensaient que nous étions touristes.
- Nous avons assez vite remarqué la présence de magasins de manteaux (exclusivement). Il est vrai qu’il peut faire froid l’hiver mais nous avons trouvé des gens qui attendent avec impatience son arrivée pour pratiquer les sports qu’ils aiment. Une température de -25C (réel, soit sans effet éolien) ne va pas les empêcher de danser dehors, devant un bar fait de glace, lors du carnaval de Québec.

Vous connaissez un ancien de l'UCL qui habite dans la région de Toronto ? Faites-le savoir à et inscrivez-vous dans l'annuaire en ligne en précisant votre région.

| 26/05/2009 |
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