Nouvelles voies dans le traitement de l'infertilité [19/05]

Etude UCL
Nouvelles voies dans le traitement de l’infertilité


L’équipe du professeur Miikka Vikkula (Institut de Duve de l’UCL) vient de participer à une étude décrivant une instabilité génomique surprenante dans les cellules d’embryons humains. Les résultats de ce travail viennent d’être publiés dans la célèbre revue scientifique Nature Medecine.

Les chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode d’analyse du génome d’embryons qui ouvre de nouvelles voies dans le traitement de l’infertilité et contribue à l’amélioration du dépistage des maladies génétiques.

A partir d’une petite quantité d’ADN d’une seule cellule d’un embryon à un stade très précoce de sa formation, les chercheurs ont mis en évidence un nombre important d’anomalies chromosomiques et une grande variabilité de celles-ci. Autre surprise : ces anomalies ne se limitent pas aux embryons de couples confrontés à des problèmes de fertilité, mais sont également observées chez des embryons de parents normalement fertiles. Ce qui démontre que les anomalies chromosomiques sont une particularité du début de l’embryogénèse. Cela explique en partie le faible taux de fertilité de l’espèce humaine. On sait que l’instabilité des chromosomes entraîne souvent l’échec de la grossesse, même si habituellement, le fœtus réagit et corrige ces anomalies pour se développer normalement. Dans le cas des fécondations in vitro, cette découverte est d’un grand intérêt notamment pour le diagnostic génétique pré-implantatoire.

Cette étude est le fruit d’une collaboration entre l’UCL et la K.U.Leuven. La mise en commun des technologies et des données des deux universités a permis une avancée spectaculaire de la recherche scientifique liée à la génétique.
L’UCL dispose d’une plateforme technologique très performante (Affymetrix) dans le domaine de l’analyse génomique. L’utilisation fréquente de cette plateforme a permis aux chercheurs de l’Institut de Duve d’acquérir une grande expertise dans l’analyse des données ADN. Pour mener leur étude, ils ont interprété des données recueillies sur une seule cellule embryonnaire.

| 19/05/2009 |