La réforme de Bologne à l'UCL, dix ans après : les changements concrets [16/04]

Sommet de Bologne 2009 - Mercredi 29 avril 2009 à Louvain-la-Neuve
La réforme de Bologne à l’UCL, dix ans après : les changements concrets


L’UCL entamait, en mars 2004, la refonte de l’ensemble de ses programmes afin de répondre aux nouveaux critères de l’enseignement supérieur définis par la réforme de Bologne. En juin 2009, l’université diplômera ses premiers étudiants en masters 120 (2 ans). Après 5 années de changements, le constat est plus que positif : l’UCL s’est enrichie de 35 baccalauréats (avec 76 mineures (options) à la clé) et 266 masters et masters complémentaires.

Concrètement, la réforme de Bologne, à l’UCL, représente la révision de 120 000 heures de cours, de nouvelles possibilités de séjour à l’étranger, de stages, ou encore, de co-diplomations avec d’autres universités. Parmi les spécificités de l’UCL, liées à la réforme, on retrouve :

- un parcours universitaire personnalisé. L’étudiant peut désormais modeler son parcours de formation, en fonction de ses centres d’intérêts et du secteur au sein duquel il ambitionne de travailler. Ainsi, en baccalauréat, l’UCL a créé les mineures, un système d’options unique en Belgique. Elles offrent à l’étudiant la possibilité de découvrir une discipline différente de la matière (majeure) qu’il a choisie, et ce, durant une demi-année d’étude (par ex. : philologie et criminologie, ingénieur civil et gestion, etc.). Au total, 61 mineures permettent à l’étudiant d’élargir sa palette de connaissances. Mieux encore : si, à la fin de ses 3 années de BAC, l’étudiant désire changer d’orientation, il peut désormais le faire (moyennant un petit complément de cours), en choisissant le domaine d’étude de sa mineure (ex. : une majeure en psychologie ou en droit avec mineure en criminologie donne accès au master en criminologie ; une majeure en biologie avec mineure en chimie donne accès au master en chimie).

- un système d’encadrement individuel. L’UCL prévoit un soutien individuel pour ses étudiants afin de faciliter ce processus d’orientation progressive. Avec la réforme est née, notamment, la fonction de conseiller aux études, sorte de guide chargé d’orienter les étudiants dans leur choix d’étude.

- une diversité des parcours proposés. En master, la palette de combinaisons possibles est gigantesque : il existe 203 masters et 63 masters complémentaires. Ces programmes n’existaient pas il y a 5 ans et montrent l’évolution des connaissances dans des domaines comme l’éthique, la linguistique, les ressources humaines, les sciences de la population et du développement, la motricité, les biostatistiques, l’écologie,… Dans chaque domaine, l’étudiant peut choisir diverses finalités, selon qu’il se destine à la recherche (finalité approfondie), à l’enseignement (finalité didactique) ou à l’exercice d’une profession (finalité spécialisée). À ces finalités, s’ajoutent des options qui amènent à davantage de métissage entre les disciplines.

- plus de séjours à l’étranger. Le passage de quatre à cinq années d’étude pousse davantage les étudiants à découvrir d’autres systèmes d’enseignement, à l’étranger. Un tiers des étudiants sortant de l’UCL se plonge ainsi chaque année dans l’aventure de l’expatriation temporaire tandis que plus de 350 étudiants Erasmus sont accueillis à Louvain-la-Neuve et Woluwe chaque année. L’UCL dispense des cours dans 14 langues. Outre le programme Erasmus, l’UCL propose, sur fonds propres, des bourses Mercator destinées aux étudiants qui effectuent un séjour académique hors Europe. Et 44 programmes de l’UCL sont co-diplômants : l’étudiant acquiert les diplômes de deux ou plusieurs universités.

- accent mis sur l’insertion socio-professionnelle. Entrer dans la vie active exige des compétences scientifiques et techniques de haut niveau, mais aussi des compétences relationnelles et communicationnelles. Depuis la réforme de Bologne, l’UCL propose davantage de stages, de mémoires-projets et autres découvertes en entreprise, histoire de tout mettre en œuvre pour préparer au mieux ses étudiants au monde du travail.

- la formation pour adultes. L’UCL propose davantage de formations aux adultes : ils représentent 20% des étudiants inscrits. Horaires décalés, années préparatoires, valorisation de l’expérience professionnelle, travaux en séminaires plutôt qu’en grands auditoires,… plus de 100 programmes sont adaptés à ce public adulte.

Le défi de Bologne, c’était la réforme des programmes, avec notamment, à l’UCL, le lancement des mineures en 2005 et des masters en 2006. À l’avenir, l’UCL devra faire face aux conséquences de la réforme telles que la compétition internationale croissante, l’internationalisation (une nouvelle mobilité entre le baccalauréat et le master) ou encore une nouvelle relation au marché de l’emploi (un premier cycle « employable »). De nouvelles donnes qui apporteront sans aucun doute de nouveaux changements, dans les années à venir, dans le paysage de l’UCL.

Quelques chiffres. 120 000 heures de cours sont réactualisées chaque année à l’UCL. 20 % des étudiants inscrits à l’UCL sont des adultes. 35 baccalauréats (avec 76 mineures à la clé), 203 masters et 63 masters complémentaires sont proposés aux 22 000 étudiants de l’UCL depuis la réforme de Bologne.

 

| 16/04/2009 |