Sommet de Bologne 2009 - Mercredi 29 avril 2009 à Louvain-la-Neuve
L’UCL et la K.U.Leuven accueillent le prochain sommet de Bologne
L’UCL et la K.U.Leuven accueillent, au nom du Benelux, le prochain sommet de Bologne, les 28 et 29 avril prochain. Tout un symbole : d’abord, parce que l’accueil est transnational, à l’image de cette réforme qui tend à abolir les frontières, ensuite, parce que les deux universités sœurs, comme celle de Bologne, sont parmi les plus anciennes d’Europe. Après Prague en 2001, Berlin en 2003, Bergen en 2005 et Londres en 2007, les ministres européens de l’éducation feront donc le point sur la réforme de Bologne, à Louvain et Louvain-la-Neuve.
Les 46 délégations ministérielles des pays ayant ratifié la réforme seront présentes à ce sommet. A cela, il faut ajouter les délégations d’organisations internationales et, c’est une nouveauté, les délégations de pays « hors Bologne » (Australie, Brésil, Canada, Chine, Vietnam, USA,…). A l’heure où s’achève la réforme, l’expérience européenne intéresse d’autres pays, au point d’inciter certains à s’aligner sur le système de Bologne.
L’achèvement, la consolidation et l’avenir de la réforme de Bologne seront au menu des discussions qui émailleront ce sommet. Si la réforme s’achève en 2010 (comme le prévoit la déclaration initiale), tous ses objectifs ne sont pas encore atteints ; elle nécessitera donc, au-delà de 2010, l’engagement des pays « bolognisés ». La formation continue (lifelong learning), la démocratisation de l’accès à l’université, l’employabilité des diplômés sur le marché européen, le développement de la recherche ou encore la mobilité des étudiants comptent parmi les futurs enjeux de l’enseignement supérieur en Europe.
Le sommet en pratique.
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Le sommet a lieu le mardi 28/04 à Leuven et le mercredi 29/04 à Louvain-la-Neuve.
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Les débats n’étant accessibles qu’aux seuls ministres ainsi qu’à leur délégation, les sessions plénières et le forum politique seront retransmis sur Internet : (http://www.ond.vlaanderen.be/hogeronderwijs/bologna/conference/livestream.htm). Par ailleurs, le mercredi 29 avril, à Louvain-la-Neuve, les plénières seront également diffusées sur grand écran dans l’auditoire Socrate 11.
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Le 29/04, une salle de presse sera accessible aux journalistes accrédités, à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve.
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Deux conférences de presse sont organisées : la première le 27/04 à 16h à Leuven afin de dresser les enjeux du sommet ; la seconde clôturera le sommet, le 29/04 à 13h, à l’Aula Magna de LLN, en présence notamment des ministres Simonet et Vandenbroucke. Ils divulgueront les accords conclus durant le sommet sur les priorités concernant l’avenir de la réforme de Bologne.
Plus d’infos sur le sommet :
www.bologna2009benelux.org ou www.uclouvain.be/273514.html
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La réforme de Bologne, c’est quoi ?
En 1999, 29 pays européens signaient la déclaration de Bologne. Cette déclaration définit les grands principes d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur en Europe, les rendant comparables et compatibles. L’idée était de créer, avant 2010, un espace harmonisé pour être concurrentiel au niveau mondial et éviter l’exode des cerveaux d’Europe. Actuellement, 46 Etats sont engagés dans cet énorme chantier. En Communauté française de Belgique, le décret « Bologne » a été adopté en mars 2004.
Les composantes-clés de la réforme de Bologne :
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établir un système de crédits ECTS (European Credits Transfert System). Chaque crédit permet d’évaluer la charge de travail de l’étudiant pour une matière bien définie (présence aux cours ou en laboratoire, travaux de groupe, lectures et recherches personnelles, temps d’étude, etc.). Ces crédits visent à faciliter la comparabilité des programmes de cours à l’échelle européenne, en cas de mobilité par exemple. En Communauté française, un crédit représente 24h de travail étudiant. Une année d’étude compte 60 crédits, soit 1 440 heures.
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adopter une structure en 3 cycles. En Belgique, les candidatures (2 ans), licences (2 ou 3 ans) et doctorats ont laissé place aux baccalauréats (3 ans), masters (1 ou 2 ans) et doctorats. Le master s’effectue en un an (master 60 (crédits)) ou en 2 ans (master 120, le standard européen). Dans les différents pays « bolognisés », on retrouve ces trois cycles même si les dénominations ne sont pas forcément équivalentes.
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promouvoir la mobilité. En 2007, le programme Erasmus fêtait son 20e anniversaire. En 1987, 3 200 étudiants étaient partis à la découverte de leurs voisins européens ; en 2006, ils étaient près de 150 000, le résultat notamment de la réforme de Bologne. Le budget alloué à ce programme s’élève à 400 millions d’€ par an.
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améliorer la visibilité des diplômes. Au terme de sa formation, l’étudiant reçoit un diplôme accompagné d’un supplément et d’une annexe qui rendent compte de son parcours personnalisé (cours, options, expérience(s) à l’étranger, stage(s),…). Des documents qui permettent une meilleure interprétation du titre qui a été décerné à l’étudiant, notamment d’un pays à l’autre.
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déterminer un cadre européen et national de qualifications (et de garantie de qualité). Le cadre européen de certifications comprend huit niveaux de référence, décrits en termes de connaissances, d’aptitudes et de compétences. A charge de chaque Etat de faire correspondre son cadre national à ces critères européens (ex. en Belgique, le niveau 6 = bachelier). Cela permet aux employeurs et universités de comparer le niveau acquis par chaque diplômé.
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Quelques chiffres. 46 pays sont engagés dans la réforme de Bologne. 150 000 étudiants sont partis en Erasmus en 2006, grâce à la réforme. En Belgique, une année d’étude équivaut à 1 440 heures de travail.
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