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Développement de multimatériaux pour le blindage électromagnétique [30/03]Développement de multimatériaux pour le blindage électromagnétique
Une réponse à ces ondes se trouve dans la conception de matériaux (ou « écrans électromagnétiques ») capables de limiter ces interférences. De nombreuses applications existent pour ces écrans : la téléphonie mobile, la réalisation de chambres anéchoïques (mesure d’antennes, certification d’appareils électriques pour les normes CE, protection des blocs opératoires en milieu hospitalier), les radars pour l’automobile et l’avionique, ou encore, la protection des circuits électroniques d’équipements sensibles tels les ordinateurs et appareils de monitoring médicaux (ECG-EEG). Les structures métalliques pour le blindage sont lourdes, souvent chères et ne protègent pas idéalement des interférences à haute fréquence car les ondes sont réfléchies et non absorbées. Les structures composites sont, quant à elles, légères et souvent meilleur marché mais totalement transparentes aux ondes électromagnétiques. Les approches « mono-matériau » ne permettent donc pas de trouver une solution optimale. Une approche innovante consiste à développer une structure « multimatériaux », utilisant les performances de chaque constituant. Le développement de ces nouveaux matériaux multicouches « super-absorbants » assure à la fois le blindage électromagnétique à haute fréquence par absorption, la résistance mécanique et la dissipation thermique. Notre recherche se focalise sur l’intégration d’un polymère moussé contenant des nanotubes de carbones dans une structure multimatériaux. Le polymère moussé présente des propriétés de blindage électromagnétique très efficace qui ont permis le dépôt d’un brevet commun UCL-ULg. Le défi actuel consiste donc à développer et optimiser les propriétés de ces nouveaux multimatériaux et permettre leur mise en œuvre dans la réalisation d’écrans ou de boîtiers protecteurs dans des domaines tels que l’automobile, l’aéronautique ou la téléphonie mobile, en collaboration avec de nombreux industriels. Une telle recherche est multidisciplinaire et nécessite des expertises en chimie, en science des matériaux, en mécanique et en électromagnétisme présentes dans les différents instituts de l’UCL.
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30/03/2009
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