De retour du pôle

Station polaire
Les Prs Jean-Pascal van Ypersele et André Berger sont de retour d’Antarctique. Il y ont inauguré, avec l’équipe d’Alain Hubert, la station Princesse Elisabeth.
Le 15 février, Alain Hubert foulait le sol antarctique pour inaugurer la station Princesse Elisabeth, station belge «zéro émission». À ses côtés, des chefs d’entreprises, des ministres mais aussi les Prs Jean-Pascal van Ypersele et André Berger. «J'avais fait ma thèse de doctorat sur l'Antarctique. Cela faisait près de 25 ans que je rêvais de pouvoir y aller ‘en vrai’», explique Jean-Pascal van Ypersele, également vice-président du GIEC. «Me rendre compte sur place, ressentir l'immensité de cette masse de glace menacée par le réchauffement, m'a donné beaucoup d'énergie pour continuer mon travail en Belgique et au GIEC. Je suis d'ailleurs heureux que deux ministres aient été présents, de même que le président de la FEB et de nombreux chefs d'entreprises qui ont aidé à ce que ce projet fou se réalise. Ils ont ressenti eux-mêmes cette masse de glace; ils ne pourront plus agir comme s'ils ne l'avaient pas vue. Il est extraordinaire aussi de voir qu'il est possible de construire en Antarctique un bâtiment alimenté uniquement par le vent et le soleil, malgré les conditions de froid extrêmes. Si c'est possible là-bas, pourquoi pas chez nous? » Et André Berger d’ajouter: « Cette station s'intègre parfaitement dans le cadre naturel et occupe une place intéressante en matière d'observations météorologiques et environnementales. Il reste à espérer que des scientifiques de grande valeur y séjourneront et y feront des découvertes majeures. Ce sera la meilleure manière de promouvoir cette station de conception unique en Antarctique et de récompenser ainsi l'effort déployé par Alain Hubert et son équipe pour mener à bien ce projet.» (A.T.)

Photo: De gauche à droite: André Berger, Jean-Pascal van Ypersele et Hugo Decleir (VUB). Au loin, les éoliennes et la station. (Copyright : J.-P. van Ypersele/UCL 2009)

Institut d'astronomie et de géophysique Georges Lemaître de l'UCL.

| 24/02/2009 |