Axes de recherche

Les recherches menées à l'Institut s’organisent autour de deux axes principaux.

Langage

Le premier axe fédère les chercheurs qui partagent comme champ d’étude commun le langage, sous les différentes facettes traitées par les sciences du langage, en particulier: l'étude de la structure et du fonctionnement des systèmes linguistiques, le traitement automatique des langues, la linguistique contrastive, l'étude de la variation linguistique, la psycholinguistique, la linguistique appliquée à l'apprentissage et à l'acquisition des langues. Cet axe favorise le développement de recherches fondamentales à côté de recherches appliquées. Le concept de langage en contexte (language in use) y est fondamental, ancrant les recherches sur l’analyse de données authentiques en différentes langues, données qui englobent les pratiques sociales contextualisées, énoncées, instituées, voire institutionnalisées, toujours en évolution, s’inscrivant dans une dynamique historique.

Outre les aspects strictement verbaux, on analyse des pratiques langagières impliquant des aspects audio-scripto-visuels. Ainsi, l'Institut soutient également les recherches portant sur les pratiques médiatiques, littéraires, théâtrales, cinématographiques, etc. Ces pratiques sont envisagées sous l’angle de la communication (axe 2), mais aussi comme autant de formes et de fonctions langagières, qui sont appréhendées à partir des outils permettant d’en cerner la structure symbolique (poétique, narratologie, sémiotique, théorie littéraire…), outils fortement déterminés par les développements de la linguistique générale au cours du vingtième siècle.

Les recherches envisagent par ailleurs les différentes formes d'articulation et d'interaction entre le langagier d'une part, et le social, le cognitif, ou le technologique d'autre part. L'étude de ces interactions se concrétise dans les objets d'étude communs, qui représentent autant d'opportunités en termes de synergies de recherche. Ainsi, l'étude du discours, de même que celle des pratiques de réception, permettent le croisement des points de vue social, langagier et cognitif; l'étude de la représentation fait se rencontrer (à titre principal) les points de vue langagier et social; et les TIC et les objets transsémiotiques font converger les points de vue langagier, cognitif et technologique (cf. infra concernant ces objets).

Communication

Le second axe exprime l’intérêt pour toutes les formes de médiation communicationnelle reliant diverses sortes d’institutions ou d’organisations sociales (entreprises, organismes publics ou semi-publics, ONG, institutions scientifiques, culturelles ou éducatives, journaux et médias audiovisuels, etc.) à leurs membres d’une part, aux publics auxquels elles s’adressent d’autre part. Ces formes de médiation recouvrent l’ensemble des «discours sociaux» qui activent et régulent les rapports sociaux à différents niveaux (au niveau des rapports interindividuels comme au niveau plus «macro» du fonctionnement social dans son ensemble). Elles mobilisent diverses formes sémiotiques, ayant chacune des capacités de représentation propres, et les combinent dans différents supports médiatiques (interactions verbales, textes écrits, images photographiques ou cinématographiques, vidéos, multimédias, spectacles, etc.) recourant à des artefacts technologiques variés. Leurs spécificités techno-sémiotiques modulent l’activité cognitive des acteurs sociaux impliqués dans ces dispositifs.

Dans ce cadre, on analyse également les conditions de production (par exemple, l’analyse des instances journalistiques: sociologie des professions ou socio-économie des médias) et de circulation des discours sociaux, écrits, oraux, électroniques, selon le cadre énonciatif, les hétérogénéités discursives, les genres discursifs, les formations discursives et langagières et les manifestations de la mémoire (inter)discursive. Dès lors, les questions de régulations sociales en lien avec les modifications de langage, elles-mêmes liées aux modifications dans les représentations mentales et objectales, font à ce titre également partie des préoccupations de recherche de l'Institut.

| 6/03/2009 |