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Axes de rechercheAxes de recherche Une problématique transversale rassemble les équipes et chercheurs de l’Institut : L’Institut se distingue d’un centre de recherche ou d’un groupement de recherche en ce qu’il constitue un niveau spécifique de structuration d’une problématique transversale. Elle consiste en un questionnement sur les processus de changement qui touchent les sociétés et les personnes, tant au Nord qu’au Sud de la planète Ils sont définis et hiérarchisés procéduralement par un ajustement systématique entre les dynamiques propres aux centres et groupes de recherche fédérés par l'Institut et l’Institut luimême. C’est pourquoi l’Institut a choisi de s’appeler IACCHOS (Institute of Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies).
Cette construction prend en compte les processus de globalisation contemporains. La dimension internationale constitue en effet un des axes déterminants de la construction de la problématique du changement. Mais d’autres dimensions sont prises en compte également, dont les ancrages locaux et les contextes d’action régionaux. Sur la base du socle épistémologique commun qui constitue un des motifs centraux du regroupement des équipes autour de Iacchos, cette question du changement dans les sociétés humaines sera accompagnée d’un travail épistémologique et méthodologique permanent. En particulier, deux voies seront privilégiées. D’abord, l’Institut a pour vocation de reprendre la question épistémologique centrale de la spécificité de la finalité, de l’objet et des méthodes des sciences humaines. Ce débat qui accompagne la science moderne depuis le XIXème siècle est loin d’être clos et une université internationale comme l’UCL doit pouvoir ouvrir un espace de débats professionnels à ce sujet. L’articulation de la compréhension et de l’explication, le pluralisme épistémologique, la place de la preuve en sciences humaines, les usages de la mesure et de la formalisation, le rapport entre théorie et pratique, la question des limites de la rationalité seront notamment au coeur de ce travail épistémologique. D’autre part, des questions méthodologiques et techniques pourront être traitées de manière conjointe. Nous pensons par exemple à la méthode des récits de vie (dont les expertises sont actuellement dispersées entre diverses facultés de notre université), ses liens avec les ‘life course approach’ développés par les méthodes quantitatives d’analyse longitudinales de données individuelles, à des techniques d’entretien et d’observation ou encore aux techniques d’analyse de documents (désormais largement informatisées). Un séminaire commun à différentes équipes, un travail d’intervision des pratiques de recherche pourront dans ce domaine s'avérer extrêmement féconds. Il en va de même pour la constitution et/ou l’exploitation de bases de données, qui appellent la mise en oeuvre de logiciels d'analyse tant quantitatifs que qualitatifs. L’usage de l’image audiovisuelle tant au plan de la collecte des données qu’au plan de la restitution des résultats mérite une réflexion interdisciplinaire. Tout cela est à l’ordre du jour du nouvel Institut. Le supplément qu’il apporte à ce propos est évident aux yeux de tous. A son niveau, l’Institut constitue donc un lieu d’articulation des différentes recherches menées par les équipes qui le constituent. Il proposera dans ce but une animation permanente de confrontation et d’échange autour de l’analyse scientifique et de l’évaluation raisonnable du changement. Il pourra déterminer des axes de réflexion transversale auxquels chaque équipe constitutive sera appelée à collaborer.
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15/01/2013
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