Axes de recherche

Plusieurs réunions, déjà organisées au niveau de l'Académie, ont permis de préciser les axes de recherche propres aux sciences politiques de ce nouvel Institut. Le tableau, ci-après, qui associe les thématiques de recherche aux terrains qui s'y rapportent, les résume.
  Terrains d'application
Belgique (niveau
fédéral, fédéré et local)
Europe International et "area
studies*"
Thèmes Pouvoir, institutions, acteurs
et comportements politiques
     
Evénements politiques, conflits et rapports de force, intégration et développement      
Politiques publiques, administration et management public      

* En particulier : Afrique subsaharienne, Asie du Nord-Est, Monde arabe et Moyen-Orient, Amériques, Balkans...

De plus, ce tableau doit être complété par quatre approches transversales qui sont les suivantes :

  • la théorie politique dans son double sens de théorie empirique et d'approche normative du politique (philosophie politique, éthique) ;
  • le développement de méthodologies adaptées tant quantitatives que qualitatives ;
  • l'intervention dans des politiques concrètes par le biais de l'expertise et de l'ingénierie politique (au niveau belge, fédéral et régional, européen et international) ;
  • la participation au débat public sur les choix politiques.

L'approche de la théorie empirique du politique entend accorder une importance particulière tant à la théorie classique qu'aux développements récents en termes de politique comparée et de « choix rationnel », un domaine que l'association de collègues économistes permettra de développer en commun. L'on pense ainsi aux questions du vote et des majorités (en général comme dans les assemblées), aux négociations, aux représentations en termes de jeux et à celles touchant à l'ordre politique. Par ailleurs, l'apport de collègues psychologues permettra aussi d'ajouter de nouvelles options théoriques à celle que l'on utilise en général dans les sciences politiques.

Nous pensons aussi que le développement de cet Institut doit reposer sur des bases méthodologiques fermes. Cette option caractérise depuis longtemps et tout particulièrement sur le plan belge francophone les sciences politiques à l'UCL et elle doit évidemment être encouragée. C'est d'ailleurs aujourd'hui dans le monde de la recherche une nécessité. Les domaines suivants sont concernés : méthodes comparatives, comparaison systématique et analyse des ensembles réduits (« petits N »), analyse de données d'enquêtes, réalisations d'enquêtes, analyse de réseaux, évaluation de projets, analyses par « focus groups », analyses des organisations, audits, analyse systémique, approche stratégique, analyse à base économique et économétrique, analyse sémiotique, négociations et simulations, méthodes d'observation, analyse multi-niveaux, approches constructivistes et cognitives (normes, idées, représentations).

| 9/02/2012 |