|
La gestion des épidémies : une question éthique de santé publique ? [17/11]Midis de la bioéthique de l’UCL
Avec Hippocrate, le terme épidémie est devenu un terme médical : une épidémie est « ce qui circule et se propage dans un pays ». De la peste d'Athènes à la grippe aviaire en passant par le Sida, les épidémies n'ont cessé de faire évènement dans l'histoire humaine. Leur caractère imprévisible, la vitesse de leur propagation, alimentent des représentations catastrophiques qui mènent parfois, comme on l'a vu pour la grippe aviaire, à un excès de précaution et une mauvaise gestion de l'épidémie. Avec le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), on s'est aperçu que le relâchement de la surveillance sur un point du globe pouvait menacer la sécurité de tous, que les frontières nationales devenaient futiles et que les intérêts des populations se révélaient interdépendants. Le vocabulaire de l'éradication était périmé et devait être remplacé par celui de la surveillance. Le but de cette rencontre sera de faire un bilan du phénomène épidémique contemporain, d'analyser ses conséquences et d'anticiper ses évolutions tout en nous demandant comment instaurer de nouveaux instruments de lutte contre les virus dans les hôpitaux en préservant autant que possible les droits des personnes. Philippe Meert nous exposera le plan existant à Saint Luc pour assurer la gestion de bonnes pratiques hospitalières en cas d'épidémie.
|
21/11/2008
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||