Sous la loupe démographique [14/07]

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Il est loin le temps où les mots "arabe", "Islam", "Afrique du Nord" ou "Moyen-Orient" renvoyaient à la famille nombreuse et patriarcale et à une fécondité élevée. Explications dans "La gazette du SPED".
Depuis 1950, la région formée par les vingt pays qui constituent l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et la Péninsule arabique a connu une évolution démographique majeure. Alors qu'au début des années 1970, la fécondité y était en moyenne régionale de 6 enfants par femme, elle est passée à 3,1 vers 2002. Elle sera de 2,5 vers 2020, annoncent les Nations Unies. L'âge du mariage? Voici trente ans, il oscillait entre 18 et 21 ans dans la plupart des pays. Il est de 27 ans aujourd'hui en Algérie, Tunisie, en Egypte et au Qatar. Cette évolution est particulièrement fulgurante dans les pays du Maghreb, où le célibat touche, entre 20 et 24 ans, 60% des femmes au Maroc et 83% en Algérie. La  baisse de la fécondité résulte d'une augmentation de l'âge au premier mariage mais aussi de la diffusion rapide de la contraception ces trente dernières années (en moyenne, 55% des femmes y recourent en Egypte, en Tunisie, en Algérie et en Iran). Ce tableau d'ensemble n'exclut pas les paradoxes: comment expliquer les changements rapides en matière de fécondité et de nuptialité au Maroc, par exemple, alors que l'éducation et le développement social y ont pris du retard par rapport à des pays comme l'Algérie et la Tunisie? (D.H.)

 

La Gazette du SPED
| 14/07/2006 |