Le néerlandais, essentiel pour obtenir un emploi [13/10]

Symposium UCL
Le néerlandais, essentiel pour obtenir un emploi
Vendredi 17 et samedi 18 octobre 2008
Socrate 11 – Place Cardinal Mercier à Louvain-la-Neuve


De nombreux jeunes, en sortant de l’université, se trouvent confrontés à la difficulté de trouver un emploi, parce qu’ils ne maîtrisent pas bien le néerlandais. L’UCL a décidé d’analyser ce problème récurrent lors d’un symposium, ces 17 et 18 octobre 2008. L’objectif est de cibler les lacunes dans l’offre d’enseignement et de dégager des pistes pouvant y remédier.

L'UCL réunit, le vendredi 17 octobre à 15h, plusieurs acteurs politiques importants afin de débattre de l’importance de la maîtrise du néerlandais au sein du marché de l’emploi. Seront présents : Christian Dupont, ministre de l'enseignement obligatoire de la Communauté française ; Frank Vandenbroucke, ministre flamand du travail, de l'emploi et de la formation ; Philippe Lambrecht, secrétaire général de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) ; ainsi que Philippe Van Parijs, professeur à la Chaire Hoover d'éthique économique et sociale.

Le constat actuel est interpellant : malgré leurs diplômes, souvent multiples, de nombreux jeunes ne trouvent pas d'emploi à la sortie de leurs études, par manque de connaissance de la deuxième langue nationale. Le problème réside à plusieurs niveaux. L’apprentissage du néerlandais est essentiel en primaire et en secondaire, c’est à cette période que les bases se créent et s’assimilent. Si cette étape est mal respectée, l’étudiant part déjà avec un handicap. Ensuite, nombreuses sont les universités ou écoles supérieures qui ne prévoient pas ou n’imposent pas des cours de néerlandais. Or, l’usage de la deuxième langue nationale est très souvent une condition à l’embauche.

Le but du colloque est donc de réunir les politiques et acteurs de terrain, tant du côté de l'enseignement que du côté du monde de l'emploi, afin de comprendre où se situent exactement les failles dans le système d’enseignement. Et quelles solutions le monde politique pourrait mettre en place pour y remédier.

Quelques chiffres. 48,5%. C’est le nombre de jeunes en 1ère secondaire qui ont choisi le néerlandais comme 1ère langue, en Régie wallonne, contre 49,1% pour l’anglais (chiffres pour 2006-2007). Sur 690 possibilités de formations en Communauté française, 51% n’offrent aucun cours de langue et seulement 11% d’entre elles imposent des cours de néerlandais. Dans le paramédical, moins de 2% des écoles supérieures imposent le néerlandais (alors que la connaissance du néerlandais est obligatoire dans les institutions hospitalières de la région bruxelloise). Enfin, dans les petites entreprises de moins de 10 personnes, c’est d’abord le néerlandais qui est requis comme deuxième langue, avant l’anglais.

Infos : www.uclouvain.be/symposium-nederlands-travail

Pour de plus amples renseignements (presse uniquement), n’hésitez pas à contacter :
Philippe Hiligsmann, professeur à l’Unité de linguistique théorique et appliquée des langues germaniques et organisateur du symposium : 010 47 49 41

| 13/10/2008 |