Des robots chirurgicaux

Robot porte-endoscope
Ingénieurs et chirurgiens conçoivent des outils adaptés aux besoins de la stomatologie, de la gynécologie ou de l'orthopédie.
Les collaborations sont nombreuses, explique le Pr Benoît Raucent, responsable de l'Unité production mécanique et machine (Ecole polytechnique de Louvain). En gynécologie, c'est un robot porte-endoscope pour opérations laparoscopiques qui vient d'être mis au point (le laparoscope est une téléscope chirurgical qui est introduit dans la cavité abdominale via une incision ombilicale) par le Centre de recherche en mécatronique et le service de gynécologie et andrologie de l'UCL. Il ambitionne de compenser les faiblesses des robots actuels: coût élevé, encombrement, manque d'ergonomie, mouvements trop simples, etc. Compact, son installation est rapide et il ne requiert d'adaptation ni au patient ni au type d'intervention. En stomatologie (Pr Hervé Reychler), c'est un dispositif d'aide à l'intervention chirurgicale qui a fait l'objet d'un financement first spin-off de la Région wallonne. En orthopédie aussi, ingénieurs et chirugiens conçoivent des outils capables d'apporter une plus grande précision au geste chirurgical. Le Laboratoire de télécommunications et télédétection du Pr Benoît Macq apporte, lui, son expertise pour le volet imagerie de ces recherches. "Nous travaillons sur des niches, explique le Benoît Raucent, qui n'intéressent pas le secteur commercial." (D.H.)

Photo: le robot porte-endoscope. La "caisse noire" figure l'abdomen.

 

Durant l'été, découvrez nos "séries": du lundi au vendredi, les actualités sont rassemblées autour d'un thème. Durant la semaine du 28 juillet, la série présente des "cocktails" scientifiques originaux, soit des recherches qui associent des disciplines parfois éloignées.  

 

| 30/07/2008 |