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Emotions et religion
Les émotions négatives sont-elles seules à jouer un rôle dans l’intérêt pour la religion? Psychologues et théologiens se concertent.
La recherche a, depuis longtemps, démontré le caractère compensatoire de la religion quant à des besoins du type « déficit » : les expériences religieuses sont le plus souvent perçues comme précédées par un vécu négatif. Une première étude (financée par le Fonds de la recherche fondamentale collective) menée par Caroline Buxant, sous la direction des Prs Vassilis Saroglou (Centre de psychologie de la religion) et Jacques Scheuer (Faculté de théologie), s’est intéressée aux « nouveaux convertis ». Les résultats montrent clairement que les théories classiques – le religieux compense des vulnérabilités – ont tout leur sens ici. Toutefois, d’autres motivations, liées à des besoins de réalisation de soi, jouent aussi un rôle, plus ou moins important selon la religion que l’on choisit d’embrasser. Les personnes en « conversion totale » - de la non-foi à la foi – sont plus soucieuses que les autres de leur développement personnel.
Patty Van Cappellen (aspirant FNRS), s’apprête, elle, à étudier l’impact des émotions positives sur la religion et la spiritualité, sur les plans psychologique et biblique (avec l’appui des Prs Saroglou et André Wénin, de la Faculté de théologie). L’hypothèse est que certains types d’émotions positives – liées à la transcendance de soi : appréciation de la beauté, de la nature, perception de l’immensité,… - induisent plus d’intérêt et de comportements relatifs à la religion et la spiritualité. A tester tant du point de vue des personnes que de l’anthropologie biblique. (D.H.)
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29/07/2008
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